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L'exécrable comportement de Juppé, Sarko, Estrosi, Le pen

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

L'exécrable comportement de Juppé, Sarko, Estrosi, Le pen

Alors que la presse, à commencer par Libération du 18 juillet 2016, souligne le comportement de dignité des Français, excepté les paroles exécrables des électeurs de l'extrême droite, alors que les représentants de la culture, les comédiens, les musiciens, les chanteurs, ont témoigné de leurs pensées en direction des familles brisées, alors que les festivals en plein air au quatre coin de la France poursuivent leur programmation, à commencer par le festival d'Avignon (l'engagement d'Olivier Py est magnifique et rempli d'une humanité qui pourrait inspirer certains), alors qu'il faut être ensemble, apprendre à mieux vivre ensemble, réfléchir ensemble à comment on lutte contre la haine,

Le pire est arrivé avec les paroles politiques de Juppé, Sarkozy, Estrosi... au lendemain même de la tragédie, " si on avait fait ceci, cela, le drame aurait été évité", des paroles exécrables (je cherche un mot plus percutant mais je ne le trouve pas à cet instant) alors que tant de familles sont brisées, sont dans un chagrin brûlant. C'est à vomir.

Ces comportements aveugles confirment (au cas où cela n'aurait pas encore été perçu) qu'il est temps d'une génération de vieux hommes politiques prennent leur retraite et aillent ramasser les groseilles dans leur jardin.

Place aux jeunes !

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La porte ouverte, un documentaire de 28 minutes de Mathilde Faisant

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

En plein coeur de l'été, les manifestations de la haine viennent de briser des vies. Alors pour ne pas imaginer que l'humanité atteint le désastre, un point de non retour, il faut aussi faire circuler des paroles vibrantes qui accueillent les autres avec leur coeur et leur bienveillance.

Cliquez sur le lien ci-dessous.

La porte ouverte, un documentaire de Mathilde Faisant

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Et si vous téléchargiez uniquement les chapitres des livres que vous souhaitez lire ?

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

Arteliterra est une plateforme de téléchargement de fichiers au format PDF qui correspondent non pas à des ebooks, mais des chapitres numériques de livres. Grâce à cette plateforme, vous bénéficiez d'un accès immédiat aux ouvrages de savoirs (Sciences-humaines, Sciences, Techniques) plus particulièrement recherchés par les étudiants, enseignants, chercheurs et érudits. Artelittera met en ligne des chapitres de livres téléchargeables au prix unique et constant de 2 €. C'est une aubaine !

Pour les étudiants qui bénéficient d'un accès en ligne à leur bibliothèque universitaire, sachez que ces mêmes contenus sont également téléchargeables à partir de votre abonnement. Si votre bibliothèque n'a pas encore fait l'acquisition de ces bases documentaires, c'est le moment ou jamais de faire la demande auprès des bibliothécaires de votre université !

http://www.artelittera.com

Publié dans numérique

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Beautiful chemistry reactions

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

Beautiful chemistry reactions

Beautiful chemistry reactions

C'est un projet magnifique pour les yeux, et tout aussi étonnant, singulier pour les chercheurs. Voilà le résultat en images que nous avions mis en ligne en 2015 et que nous venons de réactualiser. Cliquez, rêvez, souriez. Finalement, c'est une invitation que vous ne devriez pas refuser !

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La réponse de la science médicale au "devenir vieux". Prolongévisme, transhumanisme et biogérontologie

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

La réponse de la science médicale au "devenir vieux". Prolongévisme, transhumanisme et biogérontologie

Nous avons repéré sur la plateforme Artelittera, spécialisée dans le téléchargement de chapitres de livres académiques, un ouvrage qui pose des questions adaptées à une situation à laquelle personne ne peut échapper, celle du vieillissement. L'expression "devenir vieux" est percutante car elle montre bien que ce phénomène de vieillissement même s'il se met en route dès la naissance, nous assaille brutalement, à un moment donné de la vie. Pour les uns devenir vieux débute à 40 ans, 50 ans, pour d'autres, le phénomène apparaît plus tardivement. Les expressions liées à ce devenir vieux fleurissent dans la langue de tous les jours "j'ai mal partout" est cette petite phrase que l'on entend au comptoir des cafés, là où tant de vérités s'énoncent.

Dans le chapitre 1, Richard Lefrançois écrit : "Chez les détracteurs de la vieillesse, la démesure est souvent au rendez-vous. Des évocations écrites ou verbales surdramatisent la condition de vieillard, l’assimilant ni plus ni moins à une condition désespérante, voire à un naufrage. D’aucuns agitent l’épouvantail de l’effondrement de la société sous le poids de ses aînés, tandis que d’autres entretiennent la peur de vieillir (gérascophobie) et la peur des vieux (gérontophobie), ce qui ne peut qu’affoler la population et risquer de rendre encore plus tendus les rapports intergénérationnels."

Le chapitre 4 correspondant à l'article d'Eric Volant rappelle le rapport entre vieillir, devenir et mourir. "Devenir, c’est vieillir. À la mort, le parcours du devenir s’arrête inachevé et l’homme termine sa trajectoire sur la Terre. Sa vie dans le monde prend fin à jamais et pour toujours, si l’on prend la mort à la lettre et si l’on prend au sérieux « la mortalité de la mort » ou le caractère mortel de la vie.". L'ouvrage composé de 12 contributions croise les disciplines, sociologie, médecine, psychologie, philosophie. La lecture est recommandée notamment à tous ceux qui dans leur travail sont en contact avec ces questions liées au devenir vieux.

​Artelittera.com

Publié dans psychologie

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Rendez-vous des bibliothèques universitaires à la Dawsonday 2016

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

Rendez-vous des bibliothèques universitaires à la Dawsonday 2016

C'est un rendez-vous à ne pas manquer pour tous les acteurs des bibliothèques universitaires en France : la Dawsonday 2016, organisée par Dawson France, dans les salons de la Tour Eiffel mardi 31 mai 2016.

Artelittera.com, plateforme de téléchargement de chapitres de livres universitaires et partenaire de Dawson sera présent. Les bibliothècaires qui le souhaitent pourront alors poser leurs questions relatives aux conditions dans lesquelles elles peuvent acquérir les ebooks et les echapters sur la plateforme dawsonera.com.

Une rencontre conviviale avec des invités, qui interviendront sur des sujets en lien avec les problématiques des bibliothécaires. Les enjeux du numérique seront abordés.

Pour toute précisions, il suffit de joindre Amandine Gimeno eContent Development Manager Francophone au 01 69 19 21 53.

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J.M.G. Le Clézio, bon anniversaire (né le 13 avril) !

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

J.M.G. Le Clézio, bon anniversaire (né le 13 avril) !

JMG Le Clézio fête aujourd'hui son 76e anniversaire. Depuis 50 ans, il poursuit inexorablement son chemin en littérature. Singulier, atypique, il porte en lui depuis le début de sa carrière d'écrivain cette curiosité illimitée pour le monde. Alors que la littérature française contemporaine péniblement se perd dans l'insignifiance, Le Clézio continue de porter haut les valeurs de langue française, et de réenchanter à sa manière, le monde qu'il regarde, qu'il arpente et qu'il tente de comprendre de l'intérieur.

Cette oeuvre romanesque n'en finit pas d'interroger les individus, leur pauvreté, leur suffisance, leur folie. Et si le roman a bien une mission à accomplir, c'est celle-là : témoigner du monde. Le roman ne porte pas en lui une définition, mais c'est une forme littéraire qui, déjà au temps de Chrétien de Troyes, vibrait en résonance avec le monde.

« Il faut donner aux enfants l’accès aux livres. Si on se limite au progrès matériel et économique, on ampute l’être de sa dimension spirituelle, on en fait un humain incomplet » disait-il en 2014 dans une édition du festival Etonnants Voyageurs au Maroc. A cette occasion, une question lui a été posée à propos de l'islam, religion qu'il connaît bien puisque son épouse est d'origine marocaine. Sa réponse n'étonnera aucun de ses lecteurs et pourrait apporter une inspiration de joie au triste débat des religions clivantes sur le plan sociétal.

« La richesse apportée par l’islam a beaucoup compté pour moi. Le soufisme est un mouvement religieux et philosophique qui est né au Maroc, et je suis un grand lecteur des œuvres écrites par les soufis. Dans la famille de ma femme, l’un des ancêtres qui a laissé une trace, est un grand mystique soufi : Sidi Ahmed Laâroussi. Le soufisme est une religion pure, épurée, mystique dans le sens idéal de ce mot, sans aucun des excès connus par ailleurs. Sidi Ahmed Laâroussi était un homme qui, par sa vie, son exemple et sa générosité d’esprit, a porté ce qu’il y a de mieux en islam. Et à cet égard, je peux dire que je suis converti, car j’adhère totalement à cet idéal » ».

JMG Le Clézio a toujours revendiqué un intérêt tout particulier pour les identités multiples et les pays interculturels qui parlent plusieurs langues.

Dernier livre paru : Tempête. Deux novellas, de JMG Le Clézio. Gallimard, 19,50€

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Murmures à la jeunesse de Christiane Taubira

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

Murmures à la jeunesse de Christiane Taubira

Ce petit livre, paru le 18 février 2016, a fait couler beaucoup d'encre de la part des medias, parce que son auteure l'a fait publier au lendemain de sa démission du gouvernement en tant que ministre de la justice depuis 2012.

Ce livre a-t-il seulement été lu ? Après l'avoir lu, on est conquis par la maîtrise littéraire de l'écriture. Car il ne suffit pas de faire des citations dans un texte pour être apprécié comme écrivain littéraire. Ici, au contraire, la citation ne vient que confirmer la force intellectuelle qui anime l'auteur.

Ce petit livre risque de passer inaperçu. Il a pourtant comme première qualité, celle de s'adresser à la jeunesse que les hommes politiques ignorent, que les adultes en règle générale dénigrent dès que faire se peut, comme si eux-mêmes, durant leur jeunesse, avaient été des anges. Interpeller la jeunesse, c'est forcément lui faire confiance, lui donner des responsabilités, c'est croire en ses capacités à réagir, à penser et agir. C. Taubira rappelle à travers ses lignes ce principe de transmission entre les générations. C'est pas si mal de le dire, car, c'est semble-t-il la régle du "après moi le déluge" qui prévaut actuellement tant les égoïsmes sont triomphants. Elle s'adresse à ce lecteur, encore capable de réfléchir, guidé par un idéal, une fougue et un appétit que les vieux, exécrables, ont perdus.

Ce petit livre a une autre qualité, celle de l'éloquence heureuse : l'auteure pose une argumentation contre la déchéance de la nationalité en se plaçant largement au dessus des clivages politiques d'une petite France ratatinée sur elle-même. Elle y introduit des définitions, rappelle des dispositions juridiques déjà existantes et pose les vraies limites à ce projet d'introduire la déchéance de nationalité dans la Constitution française. Aucune égratignure n'est faite à l'égard du président de la République avec lequel pourtant elle s'oppose sur cette question. Aucune égratignure n'est faite d'ailleurs à aucune personnalité politique, c'est une prouesse que de parler contre sans tomber dans le piège des rivalités.

Finalement c'est un bonheur de lecture ; ce livre est l'amorce de ce que pourrait être une rhétorique politique au féminin.

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Edouard Louis, "Histoire de la violence" roman

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

Edouard Louis, "Histoire de la violence"  roman

En 2014, ce garçon qui n'aime que les garçons avait publié son premier roman : Pour en finir avec Eddy Bellegueule. Une oeuvre lue en une nuit, qui ne laisse pas indifférent le lecteur/lectrice. Il y a, dans ce premier roman quelques signes qui laissent présager que l'auteur va récidiver.

En janvier 2015, paraît Histoire de la violence, un second roman lu aussi en une nuit. Cette fois, cela est certain, il se passe quelque chose. Ce quelque chose est d'ordre littéraire. Rien à voir avec des mouvements, finalement snobs et vides, comme le Nouveau Roman ou l'autofiction française. On assiste à une ré-interprétation du roman. C'est quoi, un roman ? ... Il se passe quelque chose de singulier dans l'écriture, dans la construction narrative, dans l'invention du personnage principal, dans la mise en scène de la scène initiale servant de prétexte à l'écriture du roman.

De cette nuit de Noël, le narrateur, retour d'un dîner entre garçons, la Place de la République traversée à grands pas pour rentrer chez lui de l'autre côté, et là, un garçon rencontré comme çà, nommé Reda, peu après, Reda dans la chambre de bonne du narrateur, juste après, les deux garçons font l'amour, et après encore, c'est la scène du vol du Ipad, la violence commence à monter, puis c'est la scène du viol, la violence explose, Reda s'enfuit ( il a volé le téléphone portable et part avec), et là une autre vie commence pour le narrateur. Un fait divers, quelques heures durant, pendant la nuit de Noël. Puis après la vraie scène, bascule, comme une transportation, dans la zone de la littérature. Le temps, celui d'une réalité perd sa dimension de temps, devient autre chose qui donne lieu à l'écriture de 16 chapitres dans lesquels l'auteur, Edouard Louis, l'autre visage d'Eddy Bellegueule, se met à jouer tous les personnages à la fois : l'écrivain, le narrateur, le personnage, la soeur Clara, les autres personnages, Reda, les garçons, l’infirmière, le médecin, l'officier de police, etc. Il est à lui tout seul, le texte, tant et si bien que même si j'écris "il" je ne sais plus qui désigne "il", l'écrivain, le personnage, la soeur Clara, etc.

Histoire de la violence, c'est l'histoire des mensonges. De tous les mensonges que les gens prononcent à l'égard des autres, mais aussi à l'égard d'eux-mêmes. Dans cet amoncellement de mensonges, personne ne cherche à savoir qui dit la vérité, même pas l'officier de police qui est mandaté pour faire l'enquête sur le viol. Le mensonge devient la condition du bien vivre ensemble, en famille, dans la rue, dans les institutions, ailleurs. Même dans l'acte d'amour, le mensonge est cruellement là.

L'écriture du roman développe la stratégie du regard paranoïaque de l'auteur. Regardant au loin dans sa mémoire d'enfance, regardant au plus près des corps qui se frôlent et se respirent, regardant à distance, par l’entrebâillement de la porte, sa sœur, son double, qui débite un récit, l'autre récit, le même, celui du narrateur, mais raconté par elle, Clara, un autre langage, confrontation des lexiques, et donc connotation sociale. Clara, dans sa cuisine qui parle à son mari muet, la bavarde et le muet, et plus elle dit, plus le mari muet devient pesant, inquiétant, monstrueusement dangereux. Le paranoïaque entraîne le lecteur. On devient fou ensemble.

Jusqu'à cette dernière page, la page 231, où le récit, probablement achevé, laisse place à une longe citation de Imre Kertész, extraite de Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pas, qui commence ainsi : "Il s’avéra qu'écrire sur le bonheur était impossible, du moins moi." En 10 lignes la citation donne la clé de construction du roman Histoire de la violence. Si le lecteur/lectrice hésitait encore, là il comprend tout. "il s'avéra qu'en écrivant je cherchais la souffrance la plus aiguë possible (...). La technique est subtile. L'écrivain donne les clefs de sa filiation, à la toute dernière page, alors que la citation dans le roman est placée d'une manière conventionnelle, avant la première page du roman. Coup double du mensonge, je mens toujours et encore. L'aveu est lui même mensonge.

Car Histoire de la violence, c'est l'écriture sur la souffrance hors de toute mesure, celle du viol, hors du genre, le viol d'un homme, le viol d'une femme, le viol d'un garçon, le viol d'une fille. Mais de cela il vaut mieux ne rien dire, car on approche de cette réalité vraie, impossible à dire.C'est bouleversant. On oublie le personnage, le narrateur, l'auteur, les autres personnages. Il reste la trace d'une blessure, chacun la sienne, dans un corps touché au coeur.

Publié dans littérature

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Ai Wei Wei transforme le Bon Marché en galerie

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

Ai Wei Wei transforme le Bon Marché en galerie

Magnifique, cette exposition d'une quinzaine d'oeuvres de Ai Wei Wei, inspirées par les cerfs-volants, l'un des attributs emblématiques de la culture traditionnelle chinoise.

Outre les vitrines donnant sur la rue de Sèvres accueillant chacune une oeuvre référencée par un bandeau placée sur le bord extérieur de la vitrine, ce qui donne l'impression que la rue est devenue musée, Aï Wei Wei a placé au centre de la coupole une gigantesque sculpture qui avec délicatesse se balance ou semble se balancer au dessus du rez- de chaussée du magasin (rayon parfums et produits de beauté). Le Bon Marché a l’habitude de communiquer avec l'art contemporain mais cette fois, l'événement est suffisamment extraordinaire pour laisser place à une nouvelle relation entre art et marketing, car derrière tout cela ne l'oublions pas, Le Bon Marché s'offre une magnifique vitrine pour attirer de nouveaux clients.

Publié dans Art contemporain

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