Pourquoi les éditions Les Arènes ont-elles publié le livre de V. Trieweiler ?

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

Vie privée, vie publique, confusion totale depuis que les NTIC ont appris aux gens à vivre dans une surexposition de leur vie quotidienne.

La parution du livre de V. Trieweiler, Merci pour ce moment, n'est jamais que l'un des chapitres de l'exhibition de soi auquel les gens d'aujourd'hui se livrent avec innocence et assurance.

Que les informations relatives à la vie privée-publique des personnalités, sachant qu'en général celles-ci cherchent à faire parler d'elles et donc qu'elles veulent bien se laisser voler leur dernière part d'intimité dans leur chambre ou dans leur salle de bains, soient diffusées largement dans des magazines conçus pour des publics abonnés à ce type d' informations, cela est.

En revanche, que les éditions Les Arènes installées rue Jacob 75006 dans les ex locaux de la belle maison d'édition du Seuil, fondées et dirigées par Laurent Beccaria, qui ne semblait pas jusqu'alors verser dans les zones "people", se chargent de publier le livre de V. Trieweiler, est signe que l'édition ne fait plus que ratisser bas.

Dans le contexte politique, il est abject de se venger froidement et lucidement d'une rupture conjugale en exhibant la pauvreté de son existence.

Car l'auteure de cet ouvrage ne peut que ressortir plus rabaissée, encore de ce mauvais coup éditorial qui la dessert terriblement.

Nous sommes des femmes et nous ne cautionnons pas ces conduites qui consistent à humilier les hommes parce qu'ils nous ont quittées.

La presse heureusement réagit et ne remercie par V. Trieweiler pour la lecture de ce livre Merci pour ce moment. Il est possible que les critiques de la presse puissent entraîner le flop éditorial que nous sommes un certain nombre à souhaiter.

Pire, ces 200 000 exemplaires imprimés discrètement en Allemagne pour l'instant se vendent, dit-on, sur les plateformes Amazon. Ce qui serait formidable, c'est que les libraires refusent de mettre ce livre sur leur table ou en vitrine. Rêvons !

Il serait temps de remettre au goût du jour l'intimité, cet entre soi, caché aux yeux de tout le monde, comme un temps ancien qui faisait dire alors que pour vivre heureux mieux vaut vivre caché... Oui, remettre à l'honneur la vie privée, avec ses limites, ses cadres et renouer avec l'expérience de soi avec l'autre, uniquement.

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Plumes d Anges 09/09/2014 09:56

C'est très bien vu et très bien dit, beaucoup trop de choses se passent au niveau des pâquerettes, et les pâquerettes ne sont plus ce qu'elles étaient !!! brigitte