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Le projet Voltaire contre les fautes d'orthographe

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

imagesvoltaire.jpegLes fautes d'orthographe : on en parle comme si elles ne concernaient que les enfants, les jeunes collégiens, les lycéens, les étudiants.
Or, les fautes d'orthographe constituent un vrai problème qui touche le monde des adultes et de ce fait devient un problème dans le monde de l'entreprise. Comment rendre crédible la fonction d'un cadre commercial dès lors que ce dernier expédie à ses clients des messages électroniques truffés de fautes d'orthographe ?
De plus en plus d'organismes de formation recherchent des formateurs en orthographe acceptant d'intervenir dans l'entreprise pour assurer un programme de formation en orthographe composé principalement de dictées.
Dans le secteur de l'édition, les auteurs, en règle générale, sont soucieux de l'orthographe. Rares sont ceux qui délaissent ce poste, le prenant en charge eux-mêmes, pendant ce fameux temps de "corrections d'épreuves" lors de la préparation de l'impression de leur livre. Il faut d'ailleurs attirer l'attention des auteurs sur le fait que les fautes d'orthographe sont imputables uniquement à l'auteur. Un éditeur n'est jamais responsable des fautes d'orthographe de l'auteur. Et sur les contrats d'édition, il est stipulé que les frais de correction sont  à la charge financière de l'auteur.
On ne peut qu'éprouver un certain agacement à voir la désinvolture manifestée par certains face à l'orthographe. La pratique du langage dit "sms" sur les téléphones portables développe le non respect des régles d'orthographe. L'écriture rapide que nous pratiquons via le clavier de l'ordinateur introduit des fautes d'orthographe, malgré notre vigilance. Nous écrivons rapidement et nous oublions de nous relire.
D'où le fait que je porte un intérêt tout particulier au Projet Voltaire qui est en train de voir le jour et propose une réponse sans aucun doute efficace.
Il est inadmissible de faire des fautes d'orthographe. En développant des programmes de formation en orthographe dans des entreprises où l'on me demande d'intervenir, je rencontre des hommes et des femmes en véritable état de souffrance intérieure du seul fait de ne pas maîtriser l'orthographe. Faire des fautes d'orthographe est vécu comme une humiliation par des adultes. On ne le dit pas assez. Ne pas maîtriser l'orthographe c'est signe d'un mauvais apprentissage de la langue elle-même. Comment communiquer ? Comment entrer en relation avec l'autre ? Comment se faire comprendre ? Comment être respecté ? Comment aimer et être aimé ? Autant de questions qui surgissent dès lors que l'on est confronté à un mauvais usage de la langue.
Il importe de s'imposer une discipline : écrire sans faire de fautes d'orthographe.

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Une nouvelle renaissance de l'imprimé

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

sans-titre-1244--2000_200x140cm.jpgLes transformations entraînent des peurs d'homme : changements, nouveaux engagements, nouveaux liens, métamorphoses, disparition de modes anciens, apparition de nouveaux concepts.
Autant de mouvements qui en s'imposant comme nécessaires et inéluctables, mettent l'homme face à des interrogations : que vais-je devenir ?
Les transformations actuelles de nos usages culturels préfigurent que le livre ne va plus occuper dans les décennies à venir la place prépondérante qu'il a occupé depuis le XVIe siècle, pour une transmission des savoirs.
La transversalité comme dispositif à venir va permettre au lecteur de bénéficier de nouveaux modes "écran" pour apprendre.
Le livre demeurera à moyen et long terme comme objet de plaisir pour des esthètes, des amoureux du papier, des passionnés du langage.
Il faut peu à peu accepter que le livre soit d'abord un fichier que l'éditeur pourra décliner comme un produit virtuel et un produit livre. Il faut l'accepter sans nostalgie mais au contraire avec enthousiasme car cette post-modernité nous invite à réfléchir et prendre conscience que nous entrons dans une nouvelle ère pour maîtriser les savoirs.
En 2010, les auteurs qui s'adresseront à moi pour concevoir leur ouvrage recevront une proposition pour faire circuler leur oeuvre selon le mode virtuel. Ce ne sera que dans un temps ultérieur que nous envisagerons la mise à disposition de l'oeuvre sous format imprimé. Et plus particulièrement nous nous adresserons aux chercheurs universitaires qui régulièrement produisent des textes que l'édition classique ne peut plus absorber, compte tenu des contraintes très lourdes qui régissent la circulation du livre. A suivre.

En vignette, oeuvre de Marc Desgrandchamps / Sans titre / Huile sur toile / 200 x 140 cm / Galerie Mooser / 2004
 

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La couverture d'un livre

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

Rabel DevinZauliOn le sait : la qualité de la couverture d'un livre assure une partie de son succès. N'empêche qu'en flânant devant l'étal du libraire, on est attiré par telle couverture pour sa couleur, pour le dessin qui l'enrichit, le détail d'un tableau, etc... La couverture traduit le livre, du moins confie au lecteur un ou deux secrets du livre. On peut acheter tel livre simplement après avoir été attiré par la couverture. Le talentueux graphiste Massin dit toujours que la plus belle couverture se construit sur un fond blanc. C'est lui qui a conçu les couvertures des poches de chez Gallimard, la collection Folio, et on peut admirer la qualité inouïe de ce concept qui ne prend aucune ride au fil du temps.
Chez un éditeur, l'auteur peut suggérer tel concept de couverture, mais c'est à l'éditeur que revient cette responsabilité.
Les auteurs qui choisissent de s'auto-éditer ratent souvent leur opération à cause de la couverture. Des titres illisibles, des couleurs trop sombres ou trop vives. Une mise en pages qui ne signifie pas, qui ne désigne pas, qui ne fonctionne pas...
Privilégier le fond blanc, la typographie assurant la lisibilité du titre et du nom de l'auteur et les lois de l'équilibre.

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L'éloge du livre

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

Le livre est aujourd'hui devenu un PRODUIT dans nombre de maisons d'édition sousmises à des principes de rentabilité économique
Mais le livre demeure, et sa place n'est pas fragile aujourd'hui, une oeuvre de création dans un contexte économique à caractère artisanal, ou mieux de type TPE (très petite entreprise).
A ceux qui veulent éditer un livre, il convient de leur rappeler que quelques questions essentielles doivent être posées :
- J'ai un manuscrit, je recherche un éditeur : Pourquoi dois-je publier mon texte ? Qui est mon lecteur ? Est-ce que j'ai envie de connaître mon lecteur ? Qui est l'éditeur ? Quelle est sa fonction ? Est-ce que je connais le monde de l'édition ?
Je ne trouve pas d'éditeur : Y a-t-il d'autres solutions ? Et si j'édite moi-même mon texte ?
Pourquoi les éditeurs me refusent mon manuscrit ?
Et si mon manuscrit n'avait pas les qualités nécessaires pour être publié ?
Qu'est-ce qui est le plus important pour moi : éditer ? écrire ? les deux ? l'un ou l'autre ?

Et si au-delà de toutes les questions, l'auteur persiste dans une volonté de vouloir publier son texte, après les refus des éditeurs, il faut alors tenter le projet jusqu'à son terme, en sachant que le chemin sera forcément difficile.

Le livre, créé à partir d'un texte, c'est un objet qu'on feuillette avec plaisir. Il faut s'appliquer à privilégier l'émotion. Toutefois, l'intensité de l'émotion sera atteinte dès lors que le texte sera parvenu à sa maturité.

Le livre c'est UN TOUT.

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Artelittera, plateforme de téléchargement de chapitres de livres

Publié le par LE LIVRE A LA CARTE

artelitteralogo-BD.jpgLa plateforme est désormais bien installée dans le paysage européen.
Il permet de télécharger des chapitres extraits d'essais littéraires, actes de colloques et études diverses au prix unique et faible de 2 €, dans le monde entier.

Chaque mois nous mettons en ligne de nouveaux chapitres.
Artelittera, c'est une plateforme qui concerne en priorité les utilisateurs francophones, mais d'ici fin 2013 cette plateforme valorisera des contenus en langues européennes.

C'est une expérience inédite, dans l'espace francophone de la toile. Aux internautes du monde entier de la soutenir.
artelittera

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Le livre

Publié le par LE LIVRE A LA CARTE

Les fêtes de fin d'année sont une occasion d'offrir des livres, dans le monde entier, du moins dans les pays qui partagent le même calendrier. Quand bien même le livre est entraîné dans une bataille entre le matériel et l'immatériel, celui-ci, perçu comme objet de plaisir, n'est pas condamné à disparaître.

L'avenir va donner lieu à une transformation du métier de l'éditeur, de celui du libraire, sans doute aussi celui du bibliothécaire. Mais l'auteur de texte demeure et demeurera. Encore faudra-t-il qu'il existe des professionnels capables de réaliser la mise en page du texte au format livre, comme une sorte de mise en lumière du sens du texte. Là, dans ce domaine, des inquiétudes peuvent surgir. Car si on maitrise de mieux en mieux les outils de traitement de texte ou de publication assistée par ordinateur, il y a un vide au niveau de la maîtrise de la langue et de la signification du texte. On écrit de plus en plus, certes, mais on rédige de moins en moins. On aligne les mots, on défie les lois de l'orthographe mais on ignore celles du style. Le style d'une écriture est lié à celui du texte, et donne le ton du livre, mais aussi lui suggère une forme particulière. Ces remarques valent pour toutes les langues actuelles. Celui qui comme Flaubert dans la France du XIXe siècle passait des heures à prononcer à voix haute chaque phrase qu'il venait d'écrire, pour la remanier au nom du style (on a retenu le mot "gueuloir", celui-là même que Flaubert employait pour décrire son travail) signale ici l'exigence du style. Le style, c'est l'élégance de la phrase, la richesse du vocabulaire.

Si l'on considère que l'avenir du livre sera sauvé par cette exigence que l'auteur va devoir affirmer pour pouvoir porter haut les valeurs de son texte, on peut également affirmer que le livre va redevenir plus que jamais un enjeu de création avec des papiers et des formats, tels que le livre de l'auteur va triompher par son côté singulier. Le livre va devenir un objet singulier susceptible d'être reproduit par dizaines, centaines voire des milliers d'exemplaires.

C'est pourquoi il importe de lire les manuscrits en fonction du livre à venir. On peut suggérer aux auteurs de réaliser des livres de création, singuliers parmi d'autres singuliers, tout en insistant sur le caractère nécessaire de la lisibilité du texte. Le livre est esthétique. On le regarde, on le touche, on l'apprécie, on le feuillette, on le découvre, on se plonge dans la lecture, on le délaisse, on l'abandonne, on le range sur l'étagère de la bibliothèque, on en parle, on le relit. On le ferme. Ne pas oublier tous ces gestes qui procurent au livre sa force d'existence.

Les livres sont aussi des objets de création.

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Ré-écriture d'un manuscrit

Publié le par LE LIVRE A LA CARTE

Beaucoup d'auteurs ne sont pas concernés par la mission de réécriture qui consiste à confier son texte à une personne extérieure afin de lui redonner une architecture cohérente, reprendre certains passages, les transformer sans jamais altérer le sens, enfin faire en sorte que ce texte acquiert toutes les qualité de lisibilité nécessaires pour devenir un bon texte.

Il y a des textes impossibles à ré-écrire, quand bien même l'auteur le souhaiterait. Il s'agit alors de textes singuliers, disposant de leur propre personnalité, de leur langue, etc.

La ré-écriture impose de la part de celui qui va mettre en oeuvre cette mission, de s'effacer au profit de l'auteur. C'est un travail à faire dans l'humilité. Que veut dire l'auteur ? Pourquoi veut-il écrire ceci ou cela ? Il faut alors intégrer son système de pensée et l'adapter à l'univers de compréhension qui est le nôtre. Il y a des ré-écritures qui s'appuient essentiellement sur la parole de l'auteur. Ce dernier en général a écrit seulement quelques feuillet. Il sait ce qu'il veut dire mais manque de liberté pour s'approprier les arcanes de la langue écrite. Le travail devient minutieux, comme un orfèvre.

La ré-écriture est un style. Ne pas être précieux là où l'auteur revendique du simple, de l'ordinaire, du populaire, etc. La ré-écriture exige une grande discipline sur soi. Oublier soi pour écouter l'auteur et l'aider à se mettre en relation avec le lecteur à venir.

Peu nombreux sont ceux qui aiment faire ce travail souvent fastidieux, mais ô combien riche d'enseignements, d'expériences de la vie. C'est pourquoi cette prestation a son coût financier. Ni trop cher, ni pas assez cher. Mas avant de définir le coût, il faut définir avec soin la relation qui va s'établir entre l'auteur et son ré-écriteur. La mission peut se poursuivre sur plusieurs mois. On va écrire, déchirer les feuillets, recommencer, relire, gommer, raturer, reconnaître que ça ne va pas, recommencer encore. Mais l'auteur est là, sans cesse sollicité. "Qu'en pensez-vous ? Est-ce que cette partie vous convient ?"

La ré-écriture de documents d'information est plus aisée. En général on intervient dans un domaine plus ou moins connu. Il n'y a pas d'affect. On écrit à la place de l'auteur. On ré-écrit derrière l'auteur.

Le plus grand plaisir pour celui qui ré-écrit, c'est d'entendre l'auteur lui confier : "Là dedans je me reconnais bien !"

Chaque fois que je reprends ainsi un texte pour un auteur, je fais en sorte que nous parvenions ensemble à ce stade de pleine et entière satisfaction.

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Les Assises du livre numérique

Publié le par LE LIVRE A LA CARTE

Les Assises du livre numérique du 25 novembre 2009 au Palais de la Mutualité à Paris (75005) réunissaient environ 400 professionnels de l'édition. Sur l'estrade, trois interlocuteurs ont présenté en anglais le fonctionnement de dispositifs particuliers en faveur du livre numérique, Libreka pour l'Allemagne, Penguins pour les Anglais. Enfin, présentation du projet européen Arrow par des italiens. Le tout sous l'égide de Virginie Clayssens dont je ne peux que saluer l'intelligence, seule personnalité parmi quelques autres (dont Françoise Benhamou - on remarquera l'influence de la pensée des femmes dans ce domaine -) à véritablement comprendre les enjeux du numérique dans l'édition, à un niveau mondial.

L'assemblée composée d'hommes et de femmes attentifs, chacun équipé d'un système d'écouteurs pour recevoir les traductions en simultané des propos des invités parlant sur l'estrade.

Que penser de tout cela ? Après avoir suivi les précédentes réunions sous l'égide du SNE consacrées à l'édition numérique (à mon avis, mais je peux me tromper, réunissant beaucoup plus de monde), et suite à l'expérience que je mène au titre du site que je développe sous le label www.artelittera.com on constate que la communauté des éditeurs français (peut-être vieillissante ?) a beaucoup de mal à se propulser vers l'avenir. On observe une incapacité à prendre une décision, on observe donc un véritable attentisme. Cet attentisme peut s'avérer à terme dangereux. Tandis que l'édition française souffre d'autisme chronique, l'édition mondiale investit, s'engage, déploie des efforts significatifs dans l'espace du numérique. Toutes les solutions mises à disposition des publics ne seront pas viables. Nombre d'expériences sans doute se révéleront être des échecs à moyen terme. Peu importe : des hommes et des femmes agissent, motivés par l'enthousiasme des pionniers.

A mes côtés, ce jour-là, une femme, agent littéraire, colombienne de naissance, installée à Madrid, qui circule dans tous les salons du livre internationaux pour vendre des droits d'éditeurs espagnols. Elle m'invite à prendre un verre au café près de la Mutualité. Nous nous ennuyons en écoutant l'éditeur de chez Pinguins présenter son dispositif de lecture sur internet. Là devant mon café (tandis qu'elle déjeune à 16 heures d'une assiette de foie gras) elle me confie sa curiosité pour l'édition numérique, son vif intérêt pour tout ce qui se passe ici et là, me confirme que les Français sont trop prétentieux avec leur culture vouée à disparaître... Je lui donne ma carte de visite, lui précise l'ambition de l'innovation que nous mettons en place. Elle se réjouit. Nous nous retrouverons l'an prochain à Madrid. C'est promis. En attendant, nous allons échanger via le courrier électronique et peut être mettre une relation professionnelle en place.

A l'heure où je rédige cette note, je me souviens : Mercredi après midi à la Mutualité, c'était une réunion très sage, avec des publics sceptiques, et quelques énergumènes, convaincus, faisant figure de fou solitaire...

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Le livre à la demande

Publié le par LE LIVRE A LA CARTE

Les auteurs ont compris tout récemment qu'ils pouvaient prendre en charge leur production. Tous les mouvements qui apparaissent dans le secteur de l'édition les invitent à se dégager de la tutelle de l'éditeur et rejoindre ainsi la cohorte des auteurs qui s'éditent eux-mêmes. Notre temps rejoint celui de la fin du Moyen Age qui a vu se répandre la fonction de moine copiste. Ce manuscrit enluminé recopié à la main, aujiourd'hui fait figure de premier "livre à la demande". De la copie à la main, on passe aujourd'hui à la reproduction via la machine.

Les technologies de l'imprimerie viennent confirmer que cela est devenu possible. Imprimer un livre à la demande d'ici quelques années sera une solution disponible rapidement pour faire circuler les écrits en excluant toute nécessité de stockage. Solution idéale qui va sans doute modifier profondément le métier de l'éditeur, mais aussi celui du libraire.

Ce qui va demeurer difficile, voire impossible pour de nombreux auteurs, c'est de découvrir son réseau de lecteurs. En devenant l'auteur qui s'édite, il faut donc apprendre à communiquer pour capter l'attention de l'autre. Et communiquer ne signifie pas seulement de clamer "mon livre est le meilleur". Les dernières enquêtes publiées montrent que les réseaux tels que Myspace ou Facebook ne générent rien en terme de ventes de livres ou presque rien (17%). Le réseau Twitter se révèle aussi peu efficace. Il est possible que ces réseaux s'effondrent d'eux mêmes d'ici quelques années, les communautés d'individus seront alors lassés de devenir les voyeurs d'autrui emprisonnés dans leur solitude.

Comment communiquer sur le livre que l'on vient d'éditer soi-même après l'avoir écrit ? Savoir dégager 2 ou 3 lignes de force, mais aussi et surtout être capable de s'inscrire dans un sujet ou une thématique. Ce n'est pas en parlant de soi directement qu'il sera aisé de solliciter l'attention des lecteurs. C'est plutôt en participant aux débats des idées sur le sujet traité dans votre ouvrage. Peut être y aura-t-il plus de livres que des lecteurs ? Tous les experts peuvent se prononcer certes sur l'avenir du livre. Aucune direction précise ne se dessine. Les grandes entreprises qui investissent dans les nouvelles technologies, maquillent leurs résultats pour inventer le marché.

Tout le pouvoir de décision est entre les mains du lecteur. Communiquer vers le lecteur, c'est savoir le séduire, le faire rêver, lui procurer de la pensée. C'est cela, le livre, quelque soit le sujet, c'est de donner les moyens aux lecteurs d'apprendre, de satisfaire sa curiosité et de s'enrichir. Le livre est un territoire de partage. Communiquer via des blogs ou des mails, c'est diffuser des idées, des pensées, des conduites, des réflexions. C'est s'introduire dans la langue (le parler) de l'autre et choisir les mots justes pour que le lecteur accepte de se laisser interpeller.

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Google numérise

Publié le par LE LIVRE A LA CARTE

L'information telle qu'elle est pratiquée actuellement a pour mission d'angoisser le citoyen ordinaire. Ainsi à propos de Google, le plus grand "numérisateur" de livres dans le monde, ce géant serait sur le point d'avaler tous nos livres et les redistribuer en en tirant profit, asphyxiant de ce fait la profession de libraire... La culture va disparaître, nous dit-on, les livres vont être bon à mettre au feu, remplacés par des fichiers sur notre téléphone portable. On pourrait remplir toute la note de ce discours inquiétant, qui vagabonde sur le phénomène de la peur.

Il se trouve que par hasard, un internautre m'a envoyé ce lien qui correspond à une recherche d'un titre de livres : "Les Lettres de Mentor à un jeune seigneur", roman paru en 1764 sous la signature de l'Abbé Prévost, et publié à titre posthume. Si vous recherchez ce titre dans la vaste bulle numérique que Google Books a savammant constituée, voici le résultat que vous obtiendrez.
http://www.archive.org/stream/lettresdementor00prgoog/lettresdementor00prgoog_djvu.txt

Le résultat est très grave. La fonction OCR du processus de numérisation a transformé ce texte lisible en un texte illisible donc inaccessible aux lecteurs. De là à tirer à boulets rouges sur Google, il n'y qu'un pas à faire que je ne ferai pas. Le système du géant Google a ses limites. Il a l'avantage d'obliger les professionnels de la lecture et du livre à inventer de nouveaux dispositifs pour faire en sorte que la lecture s'adapte à de nouveaux modes de vie. On ne sait si les générations futures liront plus ou moins. Google ne doit pas faire peur. Google, le nom magique d'une entreprise créée par une poignée de jeunes gens doués et intelligents, cachés dans une petite agglomération des Etats Unis, fait parler de lui sans cesse à tel point que la marque devient un substantif, voire un verbe d'action "je googelise" pour dire "je recherche sur internet"...

A nous qui aimons les livres d'établir des alliances entre papier et numérique, et de travailler au service de la littérature et non pas au détriment de celle-ci.

Pour votre information, nous sommes en train de mettre en place le premier site de téléchargement de chapitres de livres en français. Il suffit d'aller voir Artelittera

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