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Le nouveau Musée des Lettres et des Manuscrits

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

ouverture-musee-lettre-manuscrit220.JPGMardi 13 avril, au 222 boulevard Saint Germain, dans un ensemble architectural abritant un ancien couvent de Dominicains et un hôtel particulier où résida notamment Claude de Saint Simon, magnifiquement rénové, une foule dense, jeune, élégante, passionnée se pressait pour découvrir non seulement l'exposition des lettres manuscrites de Marcel Proust mais aussi les nouveaux murs de cet espace tellement bien placé au coeur de Paris qu'il est possible que le Musée fasse des envieux !...

L'espace réservé à l'exposition consacrée aux lettres de Marcel Proust, sobre et intelligemment organisé permet de découvrir cette écriture si serrée de Proust et, pour les passionnés d'édition, quelle belle surprise de découvrir ces "placards" ou épreuves corrigées de la main de l'écrivain qui accordent ainsi un véritable prestige au métier disparu de correcteur d'épreuves !

Il y a tout lieu que le Musée réserve de belles surprises aux amateurs de lettres, de manuscrits, de documents d'archives...

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Nusch Eluard, une muse du Surréalisme

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

nusch-pub.JPGLes éditions Artelittera ont publié en 2010, la première monographie consacrée à Nusch Eluard (1906-1946), épouse du poète Paul Eluard. La forte demande de livres qui parvient directement sur le bureau de l'éditeur révèle un phénomène : l'ampleur de l'intérêt en Europe comme en Amérique du Nord manifesté par des publics plus ou moins érudits justifie la multiplication du nombre d'expositions qui se tiennent dans de grandes capitales, des musées prestigieux, comme dans des lieux plus modestes telle la bibliothéque universitaire de Montréal qui a organisé pour quelques semaines encore une exposition sur le Surréalisme des années 30. A Strasbourg, le musée des Beaux Arts accueille la collection du très discret collectionneur Sylvio Perlstein. Max Ernst présenté en Belgique, l'exposition "La Subversion des images" vue à Beaubourg durant l'automne 2009 qui est présente actuellement en Suisse au Fotomuseum avant de partir à Madrid à partir du 12 juin prochain, Tanguy à New York, comme Calder et Dali, le photographe Man Ray qui bénéficie de 3 expositions pendant l'année 2010 aux Etats Unis. Les Galeries nationales d'Ecosse à Edinburg ouvriront une magnifique exposition à partir de juin 2010 qui réunira les oeuvres de Miro, Dali, Magritte et d'autres surréalistes... La liste est longue...

Que penser ? revisiter cette période de l'entre deux guerres, où les artistes, sans clivage entre les disciplines, rivalisent entre eux dans leur force de l'imaginaire. Ré-apprendre ce temps où quelques-uns parmi lesquels André Breton, Philippe Soupault, Paul Eluard, tels des voyants, ordonnèrent au monde de s'ouvrir à la magie de la poésie et de la création. Découvrir ces jeunes gens se libérer eux-mêmes, grâce à l'art, de la folie de la guerre et prôner la révolution dans tous les domaines, y compris dans l'amour.

Que pensons-nous aujourd'hui ? Que le monde actuel dominé par les télé- réalités, les banquiers, les places boursières, les paradis fiscaux ne parvient pas à nourrir l'âme humaine. Nos artistes contemporains, aussi talentueux soient-ils, souffrent de trop de solitude et d'ignorance pour nous réapprendre les émotions. Alors, comme de pauvres gens, nous n'avons pas d'autres choix que de nous retourner vers le passé et d'y puiser les sensations qui nous manquent cruellement, l'amour, la beauté, la poésie.

Le Surréalisme représente le dernier mouvement artistique du XXe siècle qui a su affoler la planète. De nos jours, les derniers témoins, une poignée d'hommes et de femmes, rapportent des souvenirs. Et nous qui appartenons au XXIe siècle, voilà que fatigués par des perspectives d'avenir peu réjouissantes, nous nous propulsons vers le siècle dernier pour tenter de partager une part de rêve.

 

"Nusch, portrait d'une muse du Surréalisme", biographie de Nusch Eluard (texte de Chantal Vieuille, parution avril 2010), prix de vente : 40 €. Pour le commander directement chez l'éditeur, envoyer un chèque de 40 € à l'ordre de Artelittera à l'adresse suivante : Artelittera, 12 boulevard de Port Royal 75005 Paris France (adresse postale uniquement).

 

Pour consulter gratuitement 30 pages extraites de ce livre, vous pouvez cliquer ICI

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La culture menacée ? Mais la culture c'est quoi ?

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

le-groumellec.jpgLundi 29 mars 2010, les professionnels de la Culture sont descendus dans la rue pour manifester leurs inquiétudes. On peut objecter que les personnels non fonctionnaires, dont les postes de travail dépendent de subventions, érigent en menace des réformes ou des changements qui ont lieu parce que le monde lui-même change. On pourrait dire cela. les professionnels de la Culture sont des gens compétents pour aider la création à émerger, dans des lieux adaptés et devant des publics curieux et en demande.

Depuis la Libération, la France n'a pas connu de situation plus terrible que celle actuelle où le mot "culture" est réservé à quelques privilégiés, des sortes de dynosaures qui savent lire l'oeuvre de Proust, écouter un opéra, regarder un tableau de Dürer et acheter une oeuvre d'art contemporain à Bâle. Priorité est donnée aux valeurs en place.  Suspicion recouvre toute initiative relevant de la création artistique non officielle, non référencée. Qui va subir cette situation ? Les jeunes, forcément. Ces jeunes qui souffrent d'un manque de reconnaissance rt de paroles, ne bénéficent plus aujourd'hui de ce droit toujours accordé jusque là d'être dans l'utopie. La culture quand elle est dynamique, crée des possibles, des merveilleux, des possibles merveilleux impossibles. Le Politique actuel met en place un réseau où la danse, la musique, le théâtre, la lecture, la peinture, les arts dans leur ensemble se voient privés de folie. Ce qui est privilégié, c'est le conformisme. Une poignée d'artistes de toutes les disciplines poursuivent et poursuivront sans encombre leur intinéraire. Quelques uns auront le souci de la transmission, mais la plupart du temps, le pouvoir rend aveugle et autiste. En conséquence, la jeunesse artistique se voit privée de maîtres et de références. A elle de se chercher toute seule, et pire ! on lui demande de ne pas faire de bruit.

Le Politique oublie que la culture gère la création, et pour gérer la création, à côté des lois de la rigueur, il faut donner libre cours à l'émotion. Les professionnels de la Culture ont raison de s'inquiéter. Au Salon du Livre à Paris, fin mars 2010, c'est un souffle de fatigue qui circule dans les allées. Au Ministère de la Culture, Frédéric Mitterand en complet décalage avec les jeunes générations, annonce de nouvelles mesures en faveur de la lecture. Sans imagination, comme le retour d'une manifestation désuète, Lire en fête. Aucune mention n'est faite en faveur de la lecture sur les écrans qui permettraient à nombre de jeunes gens de découvrir, avec un mode de lecture plus adapté à leur comportement, les trésors de la culture. Comme si le monde était immobile, on parle du livre avec des mots anciens.

Attention ! Car les artistes connaissent les territoires subversifs, les chemins de l'underground pour satisfaire à cette nécessité de s'exprimer avec des mots et de recourir à des outils correspondant à leur temps. Il y en aura toujours quelques uns pour forcer les barricades et réclamer la liberté d'inventer, de créer, d'imaginer... La culture ne peut pas être écrasée par une seule volonté politique. On guette le vent nouveau...

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