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Nafissatou Diallo, victime présumée d'une agression sexuelle

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

ishadi-ghadirian.jpgUne jeune femme, noire, de 32 ans, femme de chambre dans le luxueux hôtel Sofitel au coeur de la ville de New York, voit en 15 minutes, sa vie basculer dans un enfer. Enfer, parce victime présumée d'une agression sexuelle et, si l'agression se révéle vraie, une série de traumatismes psychologiques la poursuivront longtemps. Enfer, parce que l'agresseur présumé est une personnalité politique internationale, un homme dont elle ignorait sans doute le nom jusqu'à ce jour fatal : les pressions vont être nombreuses à son encontre pour sauver l'honneur de l'homme "humilié"  au détriment de celui d'une femme de ménage.

Victime présumée.Agresseur présumé.

Femme invisible. Un avatar "Ophélia". Pas de voix entendue, pas de visage en larmes visible.

Une femme, devenue sans le vouloir le jouet d'une horde d'hommes, l'agresseur présumé, les policiers, les avocats, le patron de l'hôtel, le frère ou le faux-frère de la jeune femme et puis toute une cohorte de compatriotes qui prennent le relais des rumeurs et des fausses / vraies informations..
Selon l'Agence de Presse de Conakry en Guinée, " S’exprimant sur les antennes d’une radio privée de Conakry, ce jeudi matin, le journaliste Ibrahima Sory Baldé, fondateur de la radio Médias d’Afrique basée aux USA a expliqué que :

 « La communauté guinéenne vivant ici se bat dans son ensemble, on s’appelle et on se consulte. Parce que c’est une parente d’abord, ensuite c’est une mère de famille. Nous considérons qu’il faut avoir toutes les informations et savoir ce qui lui est arrivée pour pouvoir lui apporter un soutienb total » a-t-il expliqué, tout en invitant ses compatriotes restés au pays au calme, à la sérénité et à la solidarité.

 « La communauté guinéenne s’est mobilisée à New York. Mais nous avons constaté que 57 % des Français soutiennent DSK, parce que c’est leur compatriote. Alors, nous aussi, nous avons demandé à notre communauté de soutenir notre sœur » a-t-il affirmé.

 « Acceptons la présomption d’innocence, mais tout en supportant Nafissatou Diallo » a-t-il soutenu, ajoutant que l’ambassade de Guinée aux USA ne s’est pas saisie du dossier pour la simple raison que la justice américaine s’occupe de cette affaire.

 « Donc, cela n’a rien à voir avec les autorités guinéennes. C’est purement privé dans son ensemble » a-t-il conclu. (source : www.afriqueavenir.org)

Et au milieu de cette vague déferlante, politique, médiatique, on finit par se lasser de ce drôle de film avec des zones d'ombre, des rumeurs et des millions de dollars qui tombent fébrilement pour payer la caution, les avocats, la résidence de luxe, les services de sécurité, les caméras de surveillance, les détectives privés : en somme une prison dorée à coût considérable.

Et tandis que la femme noire demeure toujours invisible et que l'inculpation est signifiée et que l'agresseur présumé est menotté puis envoyé en prison, toujours silencieux sur sa propre version des faits, voilà que surgit sur les écrans de télévision une  nouvelle femme, l'épouse de l'agresseur présumé, que les medias français (mais pas internationaux) présentent comme la femme amoureuse volant au secours de l'époux maltraité, pour le seul motif que les millions de dollars proviennent de sa fortune personnelle. Et tant les dollars se multiplient que l'image de l'agression sexuelle, terrible, s'efface tout doucement... comme une image plongée dans l'eau.

Nous sommes des millions de téléspectateurs, invisibles et manipulés. Parmi ces téléspectateurs anonymes, des femmes, blanches ou noires, qui souffrent de la violence des hommes. Et des hommes qui souffrent de leur incapcité à aimer les femmes. Et, dans ce concert de déclarations masculines, que n'entend - t-on pas comme paroles mysogines accablantes, telles : "Allons donc ! il  n'y a pas eu mort d'homme !" et " C'était un homme très bien, si affable, jamais violent ! " " Ce portrait ne lui correspond pas !"Et tous ceux qui, tel celui-là, chemise blanche ouverte et tempes grisonnantes, font fi de la parole de la femme de chambre et protestent contre les petites misères que la justice américaine font subir à l'agresseur présumé.

On oublie que toute justice, américaine ou française, maltraite le présumé coupable.

Pendant ce temps, cachée sous les voiles de l'invisible, une jeune femme noire devient transparente.

Manipulation ? Fiction ? Réalité ? Mise en scène ? Complot franco-russe ?Jouet des services secrets ?

Des femmes, aux Etats Unis et dans le monde entier s'indigent de la parole masculine. Les femmes en France, abasourdies et encore réservées, ne tarderont pas elles aussi à hausser le ton de l'indignation absolue.

 

copyright Shadi Ghadirian, artiste iranienne, photographe

 

 

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De la manipulation des images : DSK, Sarkozy, et d'autres. Méfions-nous

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

images.jpgJamais, dans l'histoire de l'humanité, l'individu ne s'est trouvé dans un asservissement absolu au pouvoir des images. L'image tue le texte comme la parole. L'image rend inutile tout énoncé. Le danger est si puissant qu'il mérite d'être décrit, souligné, et combattu.

Extrait de l'ouvrage publié par les éditions de l'Harmattan en2008 : 

LA PROPAGANDE : IMAGES, PAROLES ET MANIPULATION

Alexandre Dorna, Jean Quellien, Stéphane Simonnet

" Affiches, spots télévisé, films, clips, discours, slogans, manipulation. Voilà la panoplie des formes et des outils de la propagande moderne. Mais c'est la mise en scène des informations des manifestations des masses qui reste encore plus puissante dans la propagande politique. Parallèllement, loin d'être simplement illustrative, l'iconographie participe à la transmission des messages. Ici la fonction est d'ordre symbolique. Or la désaffection de la politique dans les démocraties occidentales poussent à se servir d'"images symboles" qui appellent plus au positionnement identitaire qu'à proposer et faire connaître un programme. La stratégie des partis est escamotée au bénéfice des figures d'identification. A travers la mise en scène de soi, (décor, gestuelle, intonation, vie familiale, etc) les leaders politiques cherchent à s'attirer les faveurs d'un large lectorat, toujours plus volatil et de plus en plus voyeur." page 12 de l'ouvrage cité ci-dessus.

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Festival Luluberlu 2011 à Blagnac (31)

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

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Dans cette capitale aéroportuaire à deux pas de la ville de Toulouse, on aime les avions. Mais on aime aussi l'imagination, les livres pour enfants, les fêtes où grands et petits se rejoignent.

Parmi les nombreuses fêtes consacrées à la jeunesse, le festival Luluberlu, avec un titre exquis, prend son envol et affirme sa notoriété.
cette année 2011, une invitée de marque que nous avions déjà remarquée sur ce blog, Amélie Jackowski, illustratrice dynamique, joyeuse, créatrice, inventive, met ses pinceaux et sa palette de couleurs à la disposition de tous les festivaliers.

Soyez de la fête ! Si vous habitez à Blagnac ou dans les environs, ne ratez pas ce rendez-vous ensoleillé.

 

Pour connaître la bibliographie d'Amélie jackowski, cliquer  ICI

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France Culture, le seul media qui critique la France de droite

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

kapoor.jpgIci, le lieu n'est pas de produire des avis politiques.

Mais la dangereuse dérive de la France vers l'extrême droite, accompagnée par un silence assourdissant des intellectuels et le développement massif de la parole incontestée des "experts" quand bien même ces experts se contredisent, font volte face et retombent sur leurs pieds par des pirouettes malsaines, rappelle des moments nauséabonds de l'histoire du XXe siècle.

Ce matin, 12 mai 2011, dans l'émission "Les matins de France culture" animée par Marc Voinchet, la chronique de 3 minutes de Clémentine Autin nous a rappellé, si nous l'avions oublié, que nous sommes nombreux à refuser cette pensée de l'extrême droite. On aura beau multiplier les adjectifs pour exprimer voire légintimer cette France odieuse qui se replie sur son histoire, cela ne suffit pas. Clémentine Autin mais aussi toute l'équipe des journalistes de France Culture accomplissent un travail remarquable au quotidien pour nous rappeller, à petites doses, par-ci, par là, que nous sommes nombreux à ressentir un malaise profond à voir et savoir que dans des gymnases, (à quand les stades ?) on regroupe des jeunes gens, des femmes et des enfants, qui ont eu l'audace au péril de leur vie de rêver que la France leur offrirait de meilleures condtions de vie... Intellectuellement, et politiquement, nous ne pouvons pas accepter l'infiltration sournoise de la pensée d'extrême droite dans le débat politique quotidien.
On pourrait écouter et ré-écouter le discours de Barack Obama du 10 mai 2011 à El Paso sur l'émigration : 12 millions d'émigrés sans papiers au USA et Barack Obama de travailler pour leur intégration en rappelant " Nous sommes un pays d'émigrés !" soulignant que les grandes compagnies américaines et internationales comme Google, ont été fondées par des... émigrés.

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Auto édition

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

Manet.jpgIl y a un mouvement euphorique autour de ces nouveaux moyens technologiques, que ce blog a déjà relayé, qui permettent de mettre en page et d'éditer soi-même son livre, que ce dernier ait été refusé par les éditeurs ou jamais soumis à la moindre lecture d'un professionnel de l'édition. Il y a danger !

Lorsqu'un auteur me dit que son texte a été lu par sa femme, sa mère, sa grand-mère ou son fils et que ce premeir cercle de lecteurs a beaucoup aimé, je lui réponds qu'il a choisi le plus mauvais comité de lecture.

Que les auteurs aspirent à voir leur texte imprimé, publié et commercialisé : quoi de plus légitime ?

Il faut se garder de trop d'orgueil là où il est difficile de juger soi même des qualités nécessaires d'un texte.

Si l'auto édition des Mémoires et des Romans ne me semble pas devoir être nécessairement soumis à des mises en garde particulières (un mauvais roman auto édité ne se vendra jamais et un livre de Mémoires servira toujours à quelques uns de traces ineffaçables, ce qui est satisfaisant), il n'en va pas de même pour des registres philosophiques, politiques, économiques, sociologiques, scientifiques où interviennent des connaissances, des informations, des données. On ne peut pas auto éditer un ouvrage bourré d'erreurs, de confusions, de mensonges. De même l'auto édition pourrait donner lieu à toutes sortes de dérives de pensées totalitaires et sadiques.Ce qui mérite d'être prudent !

D'où ce principe de précaution donné à l'auteur : qu'il accepte de faire lire son texte à des professionnels capables de lui donner une note de lecture, quand bien même il faut rémunérer ce service de lecture, afin d'avoir une idée de la manière dont le futur livre pourrait être perçu. De même il faut savoir aussi faire appel à un correcteur professionnel qui saura corriger, non seulement déceler les fautes d'orthographe et les "coquilles" mais qui aura aussi pour mission de vérifier un certain nombre de données telles que des dates historiques, l'orthographe des noms propres, etc. Ces correcteurs existent et ils ne demandent qu'à travailler.

La préparation d'un livre est une aventure qu'on ne mène pas seul mais en équipe, là où convergent les regards.

 

 

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