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J.M.G. Le Clézio au Louvre du 5.11.2011 au 6.02.2012

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

"Tchernobyl est un pur produit de l'intelligence humaine

sans considération pour tout ce qui nous entoure. "

JMG Le Clézio, 6.11.11. Réponse à un spectateur

 

index-copie-1.jpgDimanche 6 novembre, à l'auditorium du Louvre, un public très nombreux, avec des étudiants, des gens de tous âges, des femmes en plus grand nombre, des jeunes, quelques africains, des personnalités du monde de l'édition et d'autres du cinéma comme la cinéaste Agnès Varda,  ce public venu assister à la projection du  film de Souleymane Cissé, Yeelen (Lumière) - 1987 Film lauréat du Festival de Cannes 1987. 

Film magnifique écrit et réalisé par le cinéaste africian Cissé, qui traite à sa manière de la haine entre le père et le fils, de la transmission des savoirs qui passe naturellement par la lignée, de la force magique sur la réalité au point que la réalité est magie.

Film tourné en 1983 dans différents villages du Mali.

Le cinéaste est dans la salle et s'entretient après la projection avec Antoine de Gaudemar (Libération) et JMG Le Clézio.

 

JMG Le Clézio, présence assurée devant le public, belle allure juvénile avec ses 71 ans, vétu d'un grand pull bleu marine, d'un pantalon beige et chaussé de baskets blanches. De sa voix posée et calme, il prend la parole à différentes reprises pour indiquer combien il est difficile de décrire les émotions qu'il ressent devant les films de Souleymane Cissé, s'esquivant avec élégance chaque fois qu'Antoine de Gaudemar lui demande de rappeler des souvenirs d'enfance liés à l'Afrique. Belle conversation entre Le Clézio et Cissé qui témoigne d'une forte amitié entre les deux hommes. Et tandis qu'Antoine de Gaudemar demande à Le Clézio s'il n'y a pas coïncidence entre le film avec pour sujet la fuite du père, et sa propre vie où il est allé en Afrique la première fois à l'âge de 7-8 ans pour faire la connaissance de son père, JMG Le Clézio, avec humour, prend le temps de répondre : "Le thème du film de Souleymane, c'est l'inverse de ce que j'ai vécu... Dans ce film je m'identifie à ce garçon qui fuit son père... Moi-même, en allant à la rencontre de mon père, je peux dire que ça s'est assez mal passé."

Publié dans édition

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