Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Le Musée Guggenheim numérise son fonds de publications et le met gratuitement en ligne !

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

images-copie-6.jpgVoici une proposition remarquable.

Le Musée d'Art moderne Gugenheim à Manhattan, New York, créé par la Fondation salomon-Guggenheim ou le musée de l'art non fihuratif abrite des trésors de l'art moderne du XXe siècle.

Depuis sou ouverture, la Fondation qui le dirige a toujours eu le souci de publier des livres d'artistes et des livres d'art. Aujourd'hui cette politique éditoriale se poursuit.

Mais la numérisation des ouvrages appartenant au fonds des archives  donne lieu à une opération magnifique de mise à disposition du monde entier d'un héritage artistique, dont la valeur est inestimable.

Les ebooks sont disponible gratuitement en cliquant sur ce lien : www.guggenheim.org

 

En cadeau modeste, cet ouvrage numérisé à ranger dans votre bibliothèque virtuelle :

Joseph Cornell par Diane Waldman
Published in 1967
60 pages, fully illustrated
Softcover

Publié dans édition

Partager cet article

Repost 0

Le "made in France" en matière d'édition numérique n'existe pas !

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

made-in-france.jpgC'est stupéfiant ! L'économie numérique dans son ensemble génère en France et ailleurs des levées de fonds importantes en provenance de Sociétés d'investisseurs, la plupart situées hors de France.

L'économie numérique repose sur la performance d'un concept associée à des performances technologiques.

Il y a des flux permanents de discours sur ces sujets, chacun des orateurs nous faisant croire qu'il est très à l'aise dans ce monde virtuel ou dématérialisé...

Ceux qui réussissent dans l'économie numérique ne sont pas des ingénieurs mais des commerçants au sens le plus simple et le plus noble du terme, à savoir celles et ceux qui opérent au niveau de la vente, qui ouvrent des marchés, qui diffusent le ou les produits...

Pour ne parler que du monde de l'édition, force est de constater qu'en ce début de l'année 2012, les éditeurs français "rament". Ils hésitent, ils "avancent mollement" comme me disait récemment un éditeur à la tête d'une importante maison.

L'éditeur ne voit rien dans cet univers où les livres ne sont plus des objets physiques.

Ce qui est sidérant, c'est d'observer qu'au delà de la France, les routes du numérique se tracent, se forgent, et suscitent enthousiasme et convictions.

Le climat politique dominé par une pensée conformiste et vieillissante n'arrange rien.

Alors ce concept recomposé et ringard du "made in France" ne produit aucune vague dans le monde de la Culture.

Qui parle de Culture aujourd'hui dans le débat politique ?

Publié dans édition

Partager cet article

Repost 0

Le livre électronique francophone pénalisé par Philippe Dasalle, Le Soir Belgique

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

index-copie-2.jpgLe livre électronique francophone pénalisé

DESALLE,PHILIPPE

Page 19

Samedi 31 décembre 2011

Médias Un succès très mitigé en Belgique

On ne connaît pas encore les chiffres officiels, mais tout indique que nous avons été nombreux, le week-end dernier, à trouver sous le sapin un appareil électronique portable, plat et fin, doté d’un écran – parfois – tactile.

Si cette description correspond à celle de l’iPad et des tablettes en général, elle s’applique aussi à la liseuse électronique.

Un marché qui semble – enfin – décoller : les ventes mondiales seraient passées de 3 millions d’exemplaires en 2009 à 12,8 millions l’année dernière. Pour 2011, le consultant spécialisé IDC table sur 27 millions. L’évolution de ces chiffres dissimule mal leur disparité géographique. En France, on prévoyait pour 2011 des ventes de 100.000 exemplaires. C’était 30.000 en 2010.

30.000 en Belgique

cette année ?

L’année dernière, précisément, la Belgique aurait convaincu une grosse dizaine de milliers d’acheteurs. Si l’on répercute la même évolution que chez nos voisins d’outre-Quiévrain, les Belges pourraient avoir acheté entre 30.000 et 35.000 liseuses en 2011. Un succès mitigé qui trouve son explication dans le trop faible nombre de titres de livres numériques disponibles en français : entre 30.000 et 50.000 contre près d’un million en langue anglaise.

Autre obstacle : le prix des e-books. Chez le cyberlibraire Amazon, le best-seller de l’année – la biographie de Steve Jobs par Walter Isaacson – se vend 23,75 euros pour l’édition papier, l’un des partenaires d’Amazon proposant cette même édition papier à 19,90 euros. Par comparaison, l’édition électronique est vendue 18,99 euros. Certes, cette dernière offre l’avantage de pouvoir être téléchargée à n’importe quel moment sans sortir de chez soi et n’occupe pas de place physique dans la bibliothèque familiale, mais pour un petit euro de plus, on dispose d’un « vrai livre », avec ses sensations tactiles et olfactives, qui peut être passé à un autre membre de la famille une fois la lecture terminée.

Trop cher, le livre électronique ? Aux États-Unis, la différence entre format papier et électronique atteint souvent les 50 %. Sur le marché francophone (où certains soupçonnent une entente illicite entre éditeurs pour maintenir les prix des ebooks à un prix élevé), la réduction des frais – impression, papier, transport, distribution… – dont bénéficie l’e-book ne profite clairement pas à un lecteur déjà perturbé par une guerre des formats. La photo a son.jpeeg ou son.tiiff, la musique ses.mp3 et autres.flac ? Le livre électronique, lui, a ses fichiers.epub,.pdf,.mobi… Cette diversité de formats répond à la volonté des leaders du secteur de protéger leur business en « cloisonnant » le lecteur dans un écosystème.

Principal acteur du marché, Amazon affirme avoir vendu plus d’un million d’exemplaires de ses Kindle chaque semaine de ce mois de décembre. Tout naturellement, ces quelque quatre millions de nouveaux utilisateurs deviendront des clients du magasin en ligne du cyberlibraire et exploiteront donc – souvent sans le savoir – le format.mobi… impossible à lire sur le Reader PRS-T1 de Sony, par exemple. Certes, les initiés vous expliqueront qu’en utilisant un logiciel comme Calibre, il est possible de convertir à peu près n’importe quel format de livre électronique vers un autre, mais le grand public, lui, préférera souvent rester à l’écart de ces transformations éloignées de l’esprit du livre.

Beaucoup

de prétendants

Selon le bureau d’études Idate, le marché mondial du livre électronique connaîtra une croissance annuelle de 30 % jusqu’en 2015 et pèsera alors 5,4 milliards d’euros, soit 12 % du marché mondial du livre. La taille de ce gâteau justifie le nombre de prétendants : Amazon, Archos, Asus, Barnes & Noble, Bookeen, Fnac, iRiver, Sony… Ce club, déjà large, pourrait s’agrandir au cours des prochaines semaines.

Il se murmure que Google entendrait profiter du salon CES qui se tiendra en janvier, pour annoncer un format de liseuse inspiré par la philosophie d’Android pour les smartphones et les tablettes. Il permettrait de populariser l’écosystème Google ebooks, toujours officiellement indisponible chez nous. Mais tandis que ces géants placent leurs pions sur l’échiquier, le cauchemar des éditeurs prend forme : sur les plateformes d’échange, les livres électroniques ont rejoint la musique et les films. Les pirates aiment aussi la lecture.

 

http://archives.lesoir.be/le-livre-electronique-francophone-penalise_t-20120102-01QXLN.html

 

PS : En tant qu'éditrice en France et fondatrice et directrice de la plateforme de distribution de chapitres de livres numériques www.artelittera.com, je pense que cet article mérite d'éêtre lu et commenté.

Publié dans édition

Partager cet article

Repost 0

Artelittera vend les chapitres de livres à 2 €

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

logo_artelittera2011WEB.jpgPour les éditeurs francophones et étrangers qui s'adressent au monde universitaire, le concept proposé par Artelittera est une nouvelle façon de valoriser leurs publications.

En mettant en ligne non plus seulement l'ouvrage dans sa globalité, mais les différents chapitres de l'ouvrage, l’éditeur profite alors d'une augmentation du potentiel de référencement sur le web, et de ce fait d'une multiplicité d'ouvertures.

Désormais, l'éditeur vise une public mondial, y compris les éditeurs qui publient en langue française dont on sait qu'ils bénéficient d'une visibilité moindre par rapport à leurs confrères de langue anglaise.

Le téléchargement par chapitres est une voie royale, appréciée par un public jeune, très à l'aise avec le téléchargement, l'ordinateur, la tablette, etc.

Artelittera va aller en s'enrichissant. Plus les volumes des publications en ligne va s'accroitre, plus les relations avec les internautes du monde entier vont s'étendre. C'est un marché fabuleux qui s'ouvre ici, et qui corespond à une tendance fortement marquée pour les prochaines années.

Enfin, le prix ! 2 € le chapitre. Pour tous les ouvrages. Pour tous les éditeurs. Pour tous les internautes du monde entier. Nous misons sur la valorisation de contenus de savoirs à faible coût. Encore une fois,  Artelittera s'inscrit dans le monde contemporain.

Publié dans édition

Partager cet article

Repost 0

La définition du livre numérique en 2012 n'est pas celle du livre papier

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

533x280Maori.jpg

En ces premiers jours de janvier 2012, l'administration fiscale française a donné officiellement une définition du livre nulmérique pour lui attribuer une TVA à 7%.

A lire de près cette définition, on constate que le législateur applique une technique du copier-coller du livre papier pour définir le livre numérique.

Comme le dit François Bon, cette définition du livre numérique ne vaut que pour le volet fiscal du dossier.

A quoi bon définir le livre numérique ? Il faut parler aujourd'hui de livres dématérialisés. Dès lors qu'on dématérialise un objet, il est évident que ce nouvel objet présente des caractéristiques et des fonctions tout à fait différentes à celles attribués à l'objet physique.

C'est là que l'on peut percevoir les limites de la pensée du législateur.

Ce dernier ne parvient pas à entrer de plain pied dans ce monde où la réalité tangible revêt de nouveaux aspects, dits immatériels.

Le législateur français et européen n'a pas encore pris en compte les nouveaux modes de lecture comme la lecture fragmenéte par article, chapitre, extraits, etc. Qu'on le veuille ou non, il y a un vide juridique manifeste concernant la vente des ebooks.

Le modèle français replié à l'intérieur des frontières géographiques du pays est condamné à mort. Les "ténors" des entreprises numériques se heurtent sans aucun doute à des barrières politiques. La pensée de droite ou la pensée de gauche ont en commun de ne pas parvenir à appréhender le monde immatériel. Deux ou trois personnalités émergent, donnent de la voix, mais le discours est somme toute très pauvre en matière d'intelligence créative.

En ce début d'année 2012 qui voit se préparer une prochaine échéance électorale, on peut regretter que les "ténors" français du numérique soient silencieux  alors qu'au chapitre économique, le numérique soulève d'immenses réalités tangibles en matière d'emplois, et de dynamiques culturelles ! Le numérique aujourd'hui développe des pans immenses de l'ingéniérie du XXIe siècle.

Quelques bloggeurs officiels semblent "acteurs actifs"... Mais que nous disent-ils exactement ?

La stratégie de l'économie numérique à la française repose essentiellement sur le copier-coller américain. A méditer

Publié dans édition

Partager cet article

Repost 0