Auto-édition

Publié le par LE LIVRE A LA CARTE

C'est rare qu'une éditrice ou un éditeur parle favorablement de l'auto-édition.
De nombreux auteurs n'ont pas leur place chez les éditeurs ; ils sont plus efficaces qu'une maison d'édition pour promouvoir leurs textes. Je les encourage, lorsqu'ils m'adressent des manuscrits, à choisir cette voie.
Grâce à l'explosion de l'impression en numérique qui aujourd'hui présente toutes les qualités d'impression que l'on est en droit d'exiger pour publier un livre, l'auto-édition devient un projet facile à réaliser.
La seule mise en garde que j'émets, c'est le fait que l'auteur n'est pas à même de se relire, de se corriger, voir de se ré-écrire. Et sauf s'il est doué pour çà, il n'est pas le meilleur pour procéder lui-même à la mise en pages de livres. Les maisons d'édition disposent de savoirs intégrés dans leur fonctionnement permettant de réaliser ce type de travaux.
Un livre qui propose un texte mal corrigé, avec des fautes de typographies ou d'orthographes, dont la mise en pages n'a pas laissé de place pour les marges, etc. c'est un livre qui ne séduira pas le lecteur. Donc le projet de l'auto-édition entrainera alors une perte de temps et d'argent !

D'où le fait que depuis plusieurs années déjà, j'ai mis en place une agence Le Livre à la carte, spécialisée en corrections, réécriture et mise en pages de livres. Cela nous permet d'accompagner les auteurs qui nous sollicitent sur des chemins qu'ils connaissent peu ou mal. A charge pour eux de faire la promotion et la commercialisation de leur ouvrage, une fois imprimé, tandis que nous les accompagnons sur l'écrit à mettre en pages jusqu'à l'impression. Il faut faire appel à des imprimeurs spécialisés en numérique, disposant d'un parc technologique de pointe, ce qui permet d'imprimer des ouvrages de très belle facture, à 100 ou 200 exemplaires, voire moins. La solution est idéale puisqu'on peut réimprimer à la demande et ainsi supprimer les stocks et donc l'immobilisation financière.

A la fin de l'année 2009 à New York, se tiendra le premier salon de l'auto-édition : http://www.selfpubbookexpo.com/
Ce projet mérite d'être remarqué car, s'il prend de l'ampleur, il pourrait à terme modifier les fonctions principales des maisons d'édition.
En effet il se peut qu'avec l'explosion de la bulle internet en matière de commercialisation d'ouvrages, avec le développement des plateformes de téléchargement, on puisse s'attendre à voir d'ici 10 ans de nouvelles zones de production de livres qui n'auront pas besoin des maisons d'édition, devenues des sortes de dinosaures pour la circulation des livres.
Il faut rester ouvert sur le monde qui bouge.

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Martha Keth 21/11/2010 23:29


J'ai trouvé votre article judicieux et intéressant. Je viens de m'autoéditer (bien que deux maisons d'éditions m'aient accordé leur confiance) pour des raisons d'indépendances (je ne me sentais pas
de respecter leur calendrier de promotion). J'aime écrire, mais ne suis pas douée pour promouvoir, de plus cela ne m'intéresse pas. A tort, je sais, mais pour l'instant c'est ainsi.
Je partage votre avis sur l'avenir de l'édition. Merci pour cet article que j'ai eu grand plaisir à lire.
MK