La couverture d'un livre

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

Rabel DevinZauliOn le sait : la qualité de la couverture d'un livre assure une partie de son succès. N'empêche qu'en flânant devant l'étal du libraire, on est attiré par telle couverture pour sa couleur, pour le dessin qui l'enrichit, le détail d'un tableau, etc... La couverture traduit le livre, du moins confie au lecteur un ou deux secrets du livre. On peut acheter tel livre simplement après avoir été attiré par la couverture. Le talentueux graphiste Massin dit toujours que la plus belle couverture se construit sur un fond blanc. C'est lui qui a conçu les couvertures des poches de chez Gallimard, la collection Folio, et on peut admirer la qualité inouïe de ce concept qui ne prend aucune ride au fil du temps.
Chez un éditeur, l'auteur peut suggérer tel concept de couverture, mais c'est à l'éditeur que revient cette responsabilité.
Les auteurs qui choisissent de s'auto-éditer ratent souvent leur opération à cause de la couverture. Des titres illisibles, des couleurs trop sombres ou trop vives. Une mise en pages qui ne signifie pas, qui ne désigne pas, qui ne fonctionne pas...
Privilégier le fond blanc, la typographie assurant la lisibilité du titre et du nom de l'auteur et les lois de l'équilibre.

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