Le prix de vente trop élevé du livre numérique

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

b6e48786dd.jpgQui aurait dit, il y a 10 ans, à peine que notre téléphone, devenu portrable ou mobile, allait devenir une sorte de plateforme multi taches nous permettant de téléphoner, mais encore davantage, surfer sur le web, payer nos achats, regarder des films, livres des livres, etc... ?

Qui peut dire en toute honnêteté comment dans 10 ans nous allons utiliser des tablettes de lecture ? Est-ce que ces tablettes ne vont pas nous servir à tout autre chose que la lecture ?

 

L'édition numérique multiplie actuellement les offres de lecture sans pour autant desservir le livre en tant qu'objet imprimé. Lire pour se faire plaisir, lire pour se détendre, lire par goût du divertissement à l'heure de son choix, et lire pour apprendre, lire pour rédiger, lire pour argumenter, faire une synthèse et préssenter celle-ci dans le cadre de son travail, lire des documents par obligation professionnelle, lire des ouvrages techniques pour apprendre à se servir de telle machine, etc...

Les nouveaux éditeurs doivent désormais en préparant un projet éditorial mesurer ces différents enjeux de lecture, afin d'appréhender des nouveaux clients. C'est la raison pour laquelle, il est anormal que les éditeurs continuent de proposer les versions numérisées de leur ouvrages à des prix quasiment proches du prix du livre imprimé.

La communauté internationale des scientifiques est en train de travailler à une mise en circulation des publications de leurs travaux scientifiques, en accès libre. Les éditeurs ne prennent pas la parole sur ce sujet et surtout se gardent bien d'anticiper afin de proposer une solution commerciale. Il faut soutenir les communautés scientifiques qui demandent la baisse des coûts voire pour certains produits, des coûts gratuits.

Il faut inventer un système de circulation des savoirs qui va permettre au plus grand nombre d'y accéder.

Nous disposons d'outils acquis à faible coût, voire à titre gratuit, pour réaliser des ouvrages numériques. Il faut répercuter ces faibles coûts sur le prix de vente et donc forcément, faire baisser les coûts.

Et pour développer mon propos, je prendrai un exemple précis et expérimenté : sur notre plateforme Artelittera, nous proposons la vente de ebook au chapitre. Dans notre programme, le découpage du chapitre que nous vendons 1 euro (50% à reverser à l'éditeur) est réalisé par nos soins. Nous avons démarré avec des outils classiques que nous avions achetés, mais qui n'étaient pas forcément performants puisque nous étions obligés de consacrer plusieurs heures au découpage de certains ouvrages volumineux. A la fin de l'année 2009, nous avons découvert sur le web, un outil gratuit qui nous permet de découper en quelques secondes un ouvrage de plus de 500 pages. Grace à cet outil forcément nous rentabilisons notre solution commerciale appropriée à un client particulier.

Depuis le début de notre projet, nous avons été convaincus par le succès du produit à faible coût pour une circulation internationale sur le web.

C'est ainsi qu'on avance dans l'innovation, en mettant en relation des projets et des pensées.

 

Musée du Quai Branly - Paris

du 4 juin au 4 septembre 2011

« Jardin d’été » fait cette année l’éloge de la lenteur et vous invite à la découverte des cultures nomades. Conçu autour de dispositifs éphémères imaginés par l’artiste Léopold Banchini, lauréat du Lion d’or à la dernière Biennale d’architecture de Venise, « Jardin d’été » vous propose de prendre du recul face à l’agitation parfois frénétique de la vie moderne et d’interroger notre rapport au temps et à l’espace.

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