Le manque d'innovation dans l'édition numérique en France

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

page_img_2795_fr_affiche_France.jpgLe secteur de l'édition, secteur économique tourmenté par l'arrivée de nouveaux outils de lecture et donc fortement perturbé par la dématérialisation des ouvrages, manque, à coup sûr, de quelques voix de "ténors" agissantes pour proposer des solutions innovantes qui vont permettre aux lecteurs de lire, aux libraires de vendre des livres, aux éditeurs de publier.

Cette paralysie du secteur de l'édition n'est pas d'ordre technologique.

Elle est humaine. L'édition en France manque de personnalités intelligentes et prestigieuses, capables d'inventer de nouveaux modèles. Elle manque de personnalités enthousiastes, mais surtout elle manque de personnalités capables d'établir des passerelles entre des disciplines qui, naguère, ne se retrouvaient pas ensemble. Ainsi faut-il créer des transversalités entre artistes, écrivains, philosophes, scientifiques, ingénieurs, techniciens, éditeurs, financiers, investisseurs pour valoriser des contenus de savoirs de façon attractive et innovante.

Ce qui se passe aujourd'hui, est de l'ordre de l'abêtissement : recopier ce qui existe déjà en Amérique du Nord, ni plus ni moins.

Le monde de l'internet et donc de l'immatériel n'aurait pas existé sans les heures de travail que des ingénieurs et des mathématiciens ont consacrées pour ériger cette nouvelle planète.

Derrière tous ces "gadgets" qui nous réjouissent, il y a des hommes et des femmes, discrets, mais bien formés pour produire de l'ingénierie, qui oeuvrent pour innover.

Je ne vois rien dans l'édition française qui puisse faire penser que les éditeurs dirigeants de maisons d'édition, majeures, aient ce souci là de l'innovation.

Il se produit donc une sorte de "ronronnement" autour de 2 modèles gigantesques, et l'ensemble de la communauté des éditeurs ne parvient pas à s'extraire de la puissance nord américaine pour oeuvrer par exemple à un niveau européen.

La Commission européenne souligne que les versions numérisées proposées par les éditeurs sont beaucoup trop chères. Personne n'entend cette réalité. La France investit seulement 16,5 de son PIB dans l'économie numérique, tandis que les USA en consacre 26¨%.

La Commission européenne lance une consultation relatives à l'éccès aux informations scientiques à leurl diffusion et leur conservation.

(...) Pour concourir sur un pied d'égalité avec leurs homologues à travers le monde, les chercheurs, ingénieurs et entrepreneurs européens doivent pouvoir accéder aisément et rapidement à certaines informations scientifiques et les infrastructures numériques modernes peuvent jouer un rôle important pour ce qui est d'en faciliter l'accès. Toutefois, plusieurs défis restent à relever: les tarifs d'abonnement aux publications scientifiques sont élevés et en augmentation; le volume de données scientifiques ne cesse de croître; les résultats de la recherche doivent être sélectionnés, organisés et conservés. L'accès ouvert, défini comme un accès libre au contenu universitaire sur Internet, peut donc être utile à cet effet. Les scientifiques, organismes de financement de la recherche, universités et autres parties intéressées sont invités à transmettre leurs contributions sur la façon d'améliorer l'accès aux informations scientifiques. Cette consultation se déroulera jusqu'au 9 septembre 2011.

 

Artelittera est la seule solution qui propose un téléchargement payant (1 euro) de chapitres de livres universitaires.

 

L'auteur de la photographie aérienne utilisée pour la création de l'affiche est Alain Perceval.

Paquebot France

Exposition
[mercredi 9 février 2011 - dimanche 23 octobre 2011]
Paris, palais de Chaillot


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