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" #RadioLondres " sur twitter : comment informer ?

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

radiolondresXU.jpgLa journée du 22 avril 2012, marquée par le premier tour des élections présidentielles en France, a vu fleurir de belles expériences en matière de détournement des rénetions d'informations imposées par un système d'organisation politique qui ne parvient pas à gérer le monde immatériel et indiscipliné du Web.

Ainsi pour les abonnés au réseau @twitter, un grand nombre de journalistes français ont diffusé de vraies informations dans un langage codé, inspiré par les messages de radio Londres pendant la secodne guerre mondiale. Inventif, créatif, drôle, astucieux, ce réseau a provoqué une flopée de métaphores magnifiques. Des noms de codes sont attribués aux candidats ! Il faut saluer ll'initiative de nombreux bloggers journalistes, parmi les meilleurs, qui travaillent pour des organismes officiels comme des chaînes publiques, radio et télé et qui ont donné des résultats avérés exacts 2 ou 3 heures avec tout le monde.

En parallèlle, les sites francophones belges de la RTBF et du Soir ont connu des pics de fréqauentation énormes qui ont paralysé les systèmes pendant plus d'une heure en début de soirée.

Tant et si bien que nous avons été nombreux en France à savoir dès le début de l'après midi que le taux du Front national approchait des 20% et que le taux de l'abstention n'était pas catastrophique.

Enfin, les journalistes officiels ont réussi à tenir leurs engagements à ne rien révéler avant 20 heures, heure officielle pour délier les langues et livrer les premiers résultats. 

Et encore enfin, les sondages jusqu'au dernier n'ont pas été capables de cerner le nombre de votants par rapport au nombre des abstentions, ils n'ont pas été capables d'enregistrer la montée à presque 20% du Front national, sorte de bis repetita d'avril 2002.

Qui manipule la gestion des informations ? Quels sont les pouvoirs actifs derrière des pouvoirs visibles ? 

Il est temps que les journalistes nous informent sur de telles questions.

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Elle élevait des lapins partout - Edwige

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

v_book_19.jpgCe livre de 144 pages publié en mars 2012 par les éditions de Broca (Paris) porte un titre qui intrigue tout lecteur.

L'auteur, Edwige pour son nom d'écrivain, publié là son 8e ouvrage, fidèle aux petites maisons d'édition même si pour la première fois, elle publié chez l'éditeur de Broca.

Le récit, témoignage d'une enfance qui se déroule pendant la Seconde guerre mondiale. Une enfance heureuse auprès de la figure maternelle, inoubliable qui joua son rôle, en toute modestie, en toute discrétion, pour aider les Juifs vivant dans la région grenobloise.

« C’est seulement soixante ans après qu’on ose DIRE.

Alors que nous sommes prêts à disparaître nous-mêmes.

De mon enfance cachée, tue, j’ose dire les choses maintenant, en essayant d’être drôle pour compenser, ne pas rendre triste mon lecteur. »

Edwige raconte sa petite enfance. Perturbée. Pleine de lapins, de bonnes et d'Allemands dans sa maison. Et Papa "caché" par maman... Elle disait que son mari l'avait abandonné. Qu'elle ignorait où il vivait. Et votre nom ? ça vient d'où ? questionne l'Allemand. C'est Alsacien, répondait sa mère avec aplomb !

d’où ? 

L'écriture d'Edwige est souriante. L'écriture est aussi ténue, d'un seul souffle qui entraîne le lecteur là où l'écrivaine veut le conduire. Cheminement dans une mémoire que partageront sans doute nombre d'hommes et de femmes, qui comme Edwige ont connu cette drôle de période du temps que les soldats allemands occupaient les habitations des familles françaises.

 

Elle élevait des lapins partout
Auteur : Edwige
ISBN : 9782360710379
Poids : 200 g
Format :15 x 21 cm
144 pages

15 €

www.editionsdebroca.com

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Le salon du livre à Paris - 2012

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

images-copie-8.jpgLe Salon du livre de Paris a ouvert ses portes ce vendredi 16 mars 2012.

La manifestation est immuable : tout est toujours comme les années précédentes alors que chaque fois les effets d'annonce préviennent que ça va être nouveau !

Des stands portant respectivement le nom d'une maison d'édition : pour les labels les plus importants, de jeunes libraires embauchés le temps du salon vendent les ouvrages et  répondent aimablement aux questions des visiteurs, l'un venu porter un manuscrit, un autre venu porter un CV, un autre encore à la recherche d'un membre de la maison d'édition, etc.

Pour les stands des régions de France, autant de maisons d'édition présentes. Au fond du Salon un stand immense consacré à la littérature japonaise. Le responsable japonais, un homme d'affaires japonais, dynamique et parlant très bien français, m'explique que ce stand a été loué par une association qu'il dirige chargée de faire connaître à travers le monde une vingtaine d'écrivains japonais, parmi les plus classiques. Ici aucun éditeur japonais ne s'est déplacé.

Dans une allée latérale près de la sortie du salon, sont regroupés les acteurs du numérique français : c'est peut-être le seul espace où l'on rencontre des responsables, hommes et femmes, engagés dans leur activité et bien décidés à faire valoir leur outil, leur plateforme, leur logiciel.

Sur le stand des liseuses, des visiteurs entourent certaines marques dominantes de liseuses sur le marché, demandent les prix, se laissent tenter par une démonstration, mais les allées sont calmes et sans aucune dynamique professionnelle.

Un salon sage et tranquille, conventionnel, dénué de fantaisie. Un salon français replié sur lui-même, où l'édition française se tait sur l'ouverture, aujourd'hui même, de la grande librairie mondiale Google France. Pas un mot alors que tout est à craindre pour l'activité de la chaîne du livre en France. Et quand je discute le directeur commercial et marketing d'un important label français, à propos de la valorisation numérique de ses ouvrages, il répond calmement : "Nous n'avons rien fait, nous attendons." Signe que l'édition en France n'a pas pris le train du numérique en route.

Le salon du livre de Paris est une librairie, pendant quelques jours, où se retouvent quelques amoureux de la lecture, des collégiens envoyés par leurs professeurs et des badauds.

Heureusement à Paris c'est un jour de printemps, on n'a qu'une hâte, quitter le salon pour profiter de ce jour très ensoleillé !

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Le 8 mars est un hommage aux femmes

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

images-copie-7.jpgLe journal Le Monde daté du 9 mars 2012 a choisi un visuel fort en première de couverture pour illuster cette journée du 8 mars 2012, dédiée aux femmes : le visage d'une femme voilée de confesssion musulmane au visage lumineux, en train de regarder son téléphone portable. Le message est cette année tout entier consacré aux femmes du Printemps arabe.

Le 8 mars est plus que jamais nécessaire.

La condition des femmes occidentales est fragile, sans cesse menacée par une domination masculine dont la plus horrible illustration se lit au travers des violences sexuelles..

Les femmes du féminisme des années 60-70, devenues pour la plupart des grands-mères ou arrières grand-mères ont perdu le lien avec les jeunes filles d'aujourd'hui, ignorantes de l'histoire des femmes, prêtes à rejeter des acquis, prêtes à accepter des comportements machistes.

La montée croissante du religieux au sein de l'état laïc fait resurgir des images que l'on croyait disparues.

Ne banalisons pas les images de femmes voilées.

Il y a dans certaines communautés urbaines des jeunes filles qui sont convaincues qu'il faut marcher derrière les hommes, qu'il faut baisser les yeux quand un homme les regarde, qu'il faut se voiler pour respecter une parole attribuée à un Prophète qui, dit-on, ne l'aurait jamais prononcée, qu'il ne faut pas prendre la pilule parce que nocive pour le corps,qu'il ne faut utiliser des tampons hygièniques parce que ça déflore l'hymen...

Tout cela équivaut à des mensonges qui favorisent des comportements de régression. C'est l'obscurantisme qui s'abat sur des jeunes filles, même élevées en France, que l'on tente de culpabiliser et de soumettre au pouvoir des hommes.

Alors, cette image photographique du Monde est à lire avec beaucoup de précaution : beaucoup d'hommes et de femmes, de confession religieuse différente, souffrent en silence de voir ces jeunes filles entraînées à suivre des comportements d'asservissement.

Mais leurs paroles sont étouffées sous le poids d'une autre parole, celle-là mensongère. Pour garantir aux femmes ce monde de liberté et d'indépendance, Il faut préserver la laïcité. Il ne faut pas relâcher le combat  des femmes, afin de défendre leur liberté, leur féminité, leur intelligence, leur beauté. Et plus que jamais, à travers cette journée du 8 mars, il faut privilégier le dialogue des femmes avec les hommes et bâtir ensemble une société de compréhension réciproque.

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La création littéraire et artistique est tombée en panne !

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

11996165Avec ce début des années 2000, l'explosion des usages liés aux téléphones mobiles, ordinateurs poratbles et maintenant les tablettes, force est de constater que si d'un côté on peut se réjouir de disposer d'outils performants pour stocker, visualiser, archiver, de l'autre, on ne peut que souligner la pauvreté qui s'étend dans le champ de la création littéraire et artistique. Rien que du "formel", du "conventionnel", du "reproduit", du "repris", du "refait". Il n'y a qu'à s'interroger sur le succès du film français The Artist, lauréat es Oscars aux USA. Pas un iota d'invention. Tout est emprunté à l'histoire. Tout est emprunté aux générations précédentes, comme si la génération actuelle n'était plus en mesure de s'affranchir du poids historique.

La culture underground, si elle doit bien exister quelque part, se trouve étouffée par des volumes massifs de machines et d'images.

L'individu est transformé en consommateur passif.

Le formattage, tel qu'il s'exprime à travers des sites web internationaux qui créent votre maison, votre apparence vestimentaire, votre mode de vie, mais aussi vos livres, vos tableaux, vos musiques, etc... Tout cela tue la part d'inventivité.

Si on y prend garde, le monde technologique nous asservira.

Si on se laisse aveugler par la puissance des réseaux sociaux qui nous invitent à tout montrer de sa vie personnelle, professionnelle, et autres, l'individu perdra le contrôle de sa faculté d'invention.

L'un des atoûts de l'homme est sans aucun doute celui de pouvoir imaginer, rêver, aller de lui-même vers le possible impossible.

Chaque décennie qui s'écoule, depuis le début du XXe siècle, laisse une marque, par ses inventions, entre autres, musicales et picturales. Les dix premières années de l'an 2000 n'ont rien laissé comme trace sauf celle des folies planétaires liées à l'argent et organisées à l'initiative de quelques dizaines d'hommes anonymes.

Nul doute que tout va se calmer, que la régulation du marché de l'art va devoir se produire, entraînant de nouveaux critères pour évaluer la valeur d'une oeuvre.

Nul doute que des créateurs vont réagir contre cette torpeur ambiante au sein de laquelle le pouvoir de l'argent associé à celui des machines, tue toutes les formes de contre-pouvoir, du moins dans les apparences.

Sans doute, l'art  contemporain sous toutes ses formes va-t-il réinventer le temps des Utopies.

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Le Musée Guggenheim numérise son fonds de publications et le met gratuitement en ligne !

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

images-copie-6.jpgVoici une proposition remarquable.

Le Musée d'Art moderne Gugenheim à Manhattan, New York, créé par la Fondation salomon-Guggenheim ou le musée de l'art non fihuratif abrite des trésors de l'art moderne du XXe siècle.

Depuis sou ouverture, la Fondation qui le dirige a toujours eu le souci de publier des livres d'artistes et des livres d'art. Aujourd'hui cette politique éditoriale se poursuit.

Mais la numérisation des ouvrages appartenant au fonds des archives  donne lieu à une opération magnifique de mise à disposition du monde entier d'un héritage artistique, dont la valeur est inestimable.

Les ebooks sont disponible gratuitement en cliquant sur ce lien : www.guggenheim.org

 

En cadeau modeste, cet ouvrage numérisé à ranger dans votre bibliothèque virtuelle :

Joseph Cornell par Diane Waldman
Published in 1967
60 pages, fully illustrated
Softcover

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Le "made in France" en matière d'édition numérique n'existe pas !

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

made-in-france.jpgC'est stupéfiant ! L'économie numérique dans son ensemble génère en France et ailleurs des levées de fonds importantes en provenance de Sociétés d'investisseurs, la plupart situées hors de France.

L'économie numérique repose sur la performance d'un concept associée à des performances technologiques.

Il y a des flux permanents de discours sur ces sujets, chacun des orateurs nous faisant croire qu'il est très à l'aise dans ce monde virtuel ou dématérialisé...

Ceux qui réussissent dans l'économie numérique ne sont pas des ingénieurs mais des commerçants au sens le plus simple et le plus noble du terme, à savoir celles et ceux qui opérent au niveau de la vente, qui ouvrent des marchés, qui diffusent le ou les produits...

Pour ne parler que du monde de l'édition, force est de constater qu'en ce début de l'année 2012, les éditeurs français "rament". Ils hésitent, ils "avancent mollement" comme me disait récemment un éditeur à la tête d'une importante maison.

L'éditeur ne voit rien dans cet univers où les livres ne sont plus des objets physiques.

Ce qui est sidérant, c'est d'observer qu'au delà de la France, les routes du numérique se tracent, se forgent, et suscitent enthousiasme et convictions.

Le climat politique dominé par une pensée conformiste et vieillissante n'arrange rien.

Alors ce concept recomposé et ringard du "made in France" ne produit aucune vague dans le monde de la Culture.

Qui parle de Culture aujourd'hui dans le débat politique ?

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Le livre électronique francophone pénalisé par Philippe Dasalle, Le Soir Belgique

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

index-copie-2.jpgLe livre électronique francophone pénalisé

DESALLE,PHILIPPE

Page 19

Samedi 31 décembre 2011

Médias Un succès très mitigé en Belgique

On ne connaît pas encore les chiffres officiels, mais tout indique que nous avons été nombreux, le week-end dernier, à trouver sous le sapin un appareil électronique portable, plat et fin, doté d’un écran – parfois – tactile.

Si cette description correspond à celle de l’iPad et des tablettes en général, elle s’applique aussi à la liseuse électronique.

Un marché qui semble – enfin – décoller : les ventes mondiales seraient passées de 3 millions d’exemplaires en 2009 à 12,8 millions l’année dernière. Pour 2011, le consultant spécialisé IDC table sur 27 millions. L’évolution de ces chiffres dissimule mal leur disparité géographique. En France, on prévoyait pour 2011 des ventes de 100.000 exemplaires. C’était 30.000 en 2010.

30.000 en Belgique

cette année ?

L’année dernière, précisément, la Belgique aurait convaincu une grosse dizaine de milliers d’acheteurs. Si l’on répercute la même évolution que chez nos voisins d’outre-Quiévrain, les Belges pourraient avoir acheté entre 30.000 et 35.000 liseuses en 2011. Un succès mitigé qui trouve son explication dans le trop faible nombre de titres de livres numériques disponibles en français : entre 30.000 et 50.000 contre près d’un million en langue anglaise.

Autre obstacle : le prix des e-books. Chez le cyberlibraire Amazon, le best-seller de l’année – la biographie de Steve Jobs par Walter Isaacson – se vend 23,75 euros pour l’édition papier, l’un des partenaires d’Amazon proposant cette même édition papier à 19,90 euros. Par comparaison, l’édition électronique est vendue 18,99 euros. Certes, cette dernière offre l’avantage de pouvoir être téléchargée à n’importe quel moment sans sortir de chez soi et n’occupe pas de place physique dans la bibliothèque familiale, mais pour un petit euro de plus, on dispose d’un « vrai livre », avec ses sensations tactiles et olfactives, qui peut être passé à un autre membre de la famille une fois la lecture terminée.

Trop cher, le livre électronique ? Aux États-Unis, la différence entre format papier et électronique atteint souvent les 50 %. Sur le marché francophone (où certains soupçonnent une entente illicite entre éditeurs pour maintenir les prix des ebooks à un prix élevé), la réduction des frais – impression, papier, transport, distribution… – dont bénéficie l’e-book ne profite clairement pas à un lecteur déjà perturbé par une guerre des formats. La photo a son.jpeeg ou son.tiiff, la musique ses.mp3 et autres.flac ? Le livre électronique, lui, a ses fichiers.epub,.pdf,.mobi… Cette diversité de formats répond à la volonté des leaders du secteur de protéger leur business en « cloisonnant » le lecteur dans un écosystème.

Principal acteur du marché, Amazon affirme avoir vendu plus d’un million d’exemplaires de ses Kindle chaque semaine de ce mois de décembre. Tout naturellement, ces quelque quatre millions de nouveaux utilisateurs deviendront des clients du magasin en ligne du cyberlibraire et exploiteront donc – souvent sans le savoir – le format.mobi… impossible à lire sur le Reader PRS-T1 de Sony, par exemple. Certes, les initiés vous expliqueront qu’en utilisant un logiciel comme Calibre, il est possible de convertir à peu près n’importe quel format de livre électronique vers un autre, mais le grand public, lui, préférera souvent rester à l’écart de ces transformations éloignées de l’esprit du livre.

Beaucoup

de prétendants

Selon le bureau d’études Idate, le marché mondial du livre électronique connaîtra une croissance annuelle de 30 % jusqu’en 2015 et pèsera alors 5,4 milliards d’euros, soit 12 % du marché mondial du livre. La taille de ce gâteau justifie le nombre de prétendants : Amazon, Archos, Asus, Barnes & Noble, Bookeen, Fnac, iRiver, Sony… Ce club, déjà large, pourrait s’agrandir au cours des prochaines semaines.

Il se murmure que Google entendrait profiter du salon CES qui se tiendra en janvier, pour annoncer un format de liseuse inspiré par la philosophie d’Android pour les smartphones et les tablettes. Il permettrait de populariser l’écosystème Google ebooks, toujours officiellement indisponible chez nous. Mais tandis que ces géants placent leurs pions sur l’échiquier, le cauchemar des éditeurs prend forme : sur les plateformes d’échange, les livres électroniques ont rejoint la musique et les films. Les pirates aiment aussi la lecture.

 

http://archives.lesoir.be/le-livre-electronique-francophone-penalise_t-20120102-01QXLN.html

 

PS : En tant qu'éditrice en France et fondatrice et directrice de la plateforme de distribution de chapitres de livres numériques www.artelittera.com, je pense que cet article mérite d'éêtre lu et commenté.

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Artelittera vend les chapitres de livres à 2 €

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

logo_artelittera2011WEB.jpgPour les éditeurs francophones et étrangers qui s'adressent au monde universitaire, le concept proposé par Artelittera est une nouvelle façon de valoriser leurs publications.

En mettant en ligne non plus seulement l'ouvrage dans sa globalité, mais les différents chapitres de l'ouvrage, l’éditeur profite alors d'une augmentation du potentiel de référencement sur le web, et de ce fait d'une multiplicité d'ouvertures.

Désormais, l'éditeur vise une public mondial, y compris les éditeurs qui publient en langue française dont on sait qu'ils bénéficient d'une visibilité moindre par rapport à leurs confrères de langue anglaise.

Le téléchargement par chapitres est une voie royale, appréciée par un public jeune, très à l'aise avec le téléchargement, l'ordinateur, la tablette, etc.

Artelittera va aller en s'enrichissant. Plus les volumes des publications en ligne va s'accroitre, plus les relations avec les internautes du monde entier vont s'étendre. C'est un marché fabuleux qui s'ouvre ici, et qui corespond à une tendance fortement marquée pour les prochaines années.

Enfin, le prix ! 2 € le chapitre. Pour tous les ouvrages. Pour tous les éditeurs. Pour tous les internautes du monde entier. Nous misons sur la valorisation de contenus de savoirs à faible coût. Encore une fois,  Artelittera s'inscrit dans le monde contemporain.

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La définition du livre numérique en 2012 n'est pas celle du livre papier

Publié le par Chantal Vieuille, éditrice

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En ces premiers jours de janvier 2012, l'administration fiscale française a donné officiellement une définition du livre nulmérique pour lui attribuer une TVA à 7%.

A lire de près cette définition, on constate que le législateur applique une technique du copier-coller du livre papier pour définir le livre numérique.

Comme le dit François Bon, cette définition du livre numérique ne vaut que pour le volet fiscal du dossier.

A quoi bon définir le livre numérique ? Il faut parler aujourd'hui de livres dématérialisés. Dès lors qu'on dématérialise un objet, il est évident que ce nouvel objet présente des caractéristiques et des fonctions tout à fait différentes à celles attribués à l'objet physique.

C'est là que l'on peut percevoir les limites de la pensée du législateur.

Ce dernier ne parvient pas à entrer de plain pied dans ce monde où la réalité tangible revêt de nouveaux aspects, dits immatériels.

Le législateur français et européen n'a pas encore pris en compte les nouveaux modes de lecture comme la lecture fragmenéte par article, chapitre, extraits, etc. Qu'on le veuille ou non, il y a un vide juridique manifeste concernant la vente des ebooks.

Le modèle français replié à l'intérieur des frontières géographiques du pays est condamné à mort. Les "ténors" des entreprises numériques se heurtent sans aucun doute à des barrières politiques. La pensée de droite ou la pensée de gauche ont en commun de ne pas parvenir à appréhender le monde immatériel. Deux ou trois personnalités émergent, donnent de la voix, mais le discours est somme toute très pauvre en matière d'intelligence créative.

En ce début d'année 2012 qui voit se préparer une prochaine échéance électorale, on peut regretter que les "ténors" français du numérique soient silencieux  alors qu'au chapitre économique, le numérique soulève d'immenses réalités tangibles en matière d'emplois, et de dynamiques culturelles ! Le numérique aujourd'hui développe des pans immenses de l'ingéniérie du XXIe siècle.

Quelques bloggeurs officiels semblent "acteurs actifs"... Mais que nous disent-ils exactement ?

La stratégie de l'économie numérique à la française repose essentiellement sur le copier-coller américain. A méditer

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